Archive | 16 novembre 2018

La conspiration Hoover de Steve Berry

Présentation de l’éditeur :

De conspirations occultes en révélations explosives : Cotton Malone défie l’histoire officielle !
2000. Officier de marine, Cotton Malone est recruté par le ministère de la Justice pour récupérer au fond des mers une pièce de collection extrêmement rare. Celle-ci doit servir de monnaie d’échange pour obtenir d’un ancien opérationnel de la CIA des dossiers secrets relatifs aux agissements occultes du FBI dans les années 1960.

Merci aux éditions Le Cherche-Midi pour ce partenariat.

Mon avis :

Avec la lecture de ce roman, je renoue avec le personnage de Cotton Malone, héros dont je n’avais plus lu les aventures depuis 2014. Ce roman nous permet d’assister à ses débuts d’agent, tempérés par le recul du temps : c’est le Cotton d’aujourd’hui qui regarde celui d’hier, qui regarde aussi le chemin qu’il a dû parcourir, le chemin qu’il a dû faire et les erreurs qu’il a commises depuis ce jour – ou comment, dans ce métier, une simple erreur de jugement peut faire la différence entre la vie et la mort.

Cette première mission est menée sur les chapeaux de roue, et nous mènera aux quatre coins de la Floride, y compris dans un célèbre parc d’attraction à la gloire d’une célèbre souris – avec quelques pirates au passage – où le conflit trouvera son point d’orgue. Elle mène surtout Cotton Malone à ré-enquêter sur un des assassinats les plus marquants des années 60 : celui de Martin Luther King. J’ai eu l’impression, peut-être  à tort en cette année 2018, que l’on n’avait pas tant parlé que cela du cinquantième anniversaire de sa mort – parce qu’il n’y a rien à fêter, me dira-t-on. Parce que, aujourd’hui encore, l’on voit que le racisme est encore bien présent, que ce soit dans la société américaine ou ailleurs. On oublie. On oublie que Martin Luther King était un homme, avec ses failles, ses faiblesses, un homme avec une ligne de conduite qui n’était pas si simple à tenir : la non-violence, jusqu’au bout, là où d’autres auraient voulu la lutte armée, là où d’autres soutenaient la guerre du Vietnam. Ce livre permet aussi de redécouvrir, dans un contexte où la violence est toujours présente, son tout dernier discours, toujours tendu vers un but : la paix.  Et à lire l’aventure de Cotton, ce n’est pas franchement évident.

Autre figure historique que nous croisons dans ce roman : celle d’Edgar Hoover, presque comme une antithèse de Martin Luther King. Certains de ses hauts faits sont rappelés, et l’on aimerait qu’ils ne soient qu’inventés – voir, comme exemple, son acharnement envers l’actrice Jean Seberg. Même si l’intrigue est pleine de rebondissements, même si Cotton Malone a de la chance et trouve toujours la solution pour s’en sortir (la chance du débutant ?), il faut reconnaître que les aspects sombres dominent cette intrigue et pourraient se résumer en une phrase : jusqu’où est-on prêt à aller pour garder un secret ?

PS : n’oubliez pas de lire les notes finales de l’auteur, qui apportent un éclairage important sur ce roman.

 

Publicités