Archive | 8 octobre 2018

Artifices de Didier Fossey

Présentation de l’éditeur :

Avril 2013 Hôpital psychiatrique de Cadillac.
Après trois années d’internement, un tueur en série est autorisé à quitter sa cellule, sous haute surveillance, pour des sorties régulières dans le parc…
Deux ans plus tard…Forêt de Rambouillet.
Un corps est retrouvé ligoté à un arbre, sauvagement mutilé par des feux d’artifices. La violence du crime est sans précédent. L’enquête est confiée à Boris Le Guenn, commandant au 36 quai des Orfèvres. Une experte en explosifs vient l’épauler dans cette affaire.
Tandis que d’autres meurtres se succèdent sur le même mode opératoire, un inconnu s’introduit au domicile du commandant Le Guenn et se met à le harceler par téléphone. Il semble en savoir long sur lui…
Qui peut bien lui en vouloir ?
Et si le passé de chacun était un premier indice…?

Notre avis : 

« Il y avait longtemps que je ne m’étais pas plongé dans un livre avec autant d’intérêt. Histoire très intéressante avec des interrogations permanentes …il y avait longtemps que j’avais  un tel plaisir à lire un roman » Ce premier avis n’est pas de moi, mais de mon père, à qui j’ai offert ce roman et qui l’a lu bien plus vite que moi.
Quatrième enquête du commandant Boris Le Guenn – rien ne va plus dans sa vie privée, ce qui arrive à beaucoup, beaucoup de policiers qui ne comptent pas vraiment leurs heures, ne peuvent pas dire à quelle heure ils rentreront, et ne laissent pas forcément leurs préoccupations professionnelles au seuil de leur domicile. Bref, sa femme est partie, emmenant leurs enfants et leur chien, qui lui aussi commençait à bouder son maître.
Par contre, au niveau de sa vie professionnelle, le commandant ne chôme pas, ce qui ne surprendra personne. Qu’un homme soit retrouvé mort, c’est une chose, que le mode opératoire choisi soit inhabituel en est une autre. Les feux d’artifices sont plutôt associés à la fête, au bonheur qu’à une mort douloureuse. Bref, ce n’est pas tant l’objet qui compte que ce que l’on en fait.
Comme si cette affaire n’était pas assez compliquée, le commandant voit resurgir quelqu’un qui a une dent contre lui – enfin, la mâchoire entière serait plus juste. Ce n’est pas que ce n’était pas le moment – le « problème » a commencé à se manifester à la fin du tome 3 – c’est que Le Guenn n’est pas vraiment du genre à faire passer ses soucis, fussent-ils liés à son métier, avant une enquête en cours dans laquelle les meurtres se succèdent.
Je ne veux pas trop en dévoiler non plus sur ce roman habilement construit. Plonger dans le passé de certains personnages, c’est aussi montrer les failles de notre société. Ne rien voir, ne rien dire, affirmer que cela ne nous regarde pas, c’est facile. C’est parfois désespérant à lire aussi.
J’espère que cette chronique jumelle vous donnera envie de lire Artifices.

 

 

 

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