Archive | 1 octobre 2018

Challenge jeunesse/young adult de Mutinelle

Pour la huitième année consécutive, Mutinelle organise le challenge jeunesse/young adult.

L’objectif est de lire le plus d’ouvrages de littérature jeunesse et young adult possibles, de la bibliothèque rose au young adult.

Voici les catégories :

• Catégorie 1 : Aux frontières du rêve => Au moins 10 ouvrages
• Catégorie 2 : Badine avec les royaumes de l’enfance => Au moins 20 ouvrages
• Catégorie 3 : À pieds joints dans la marelle => Au moins 35 ouvrages
• Catégorie 4 : À su garder son cœur de mioche => Au moins 50 ouvrages
• Catégorie 5 : Peter Pan dans l’âme => Au moins 65 ouvrages
• Catégorie 6 : Au pays des mille et un livres => Au moins 80 ouvrages
• Catégorie 7 : Vit dans un conte de fées => 100 et plus (pour les livrovores – c’est ce que j’ai fait l’an dernier)

Cette année les participants (on peut s’inscrire jusqu’au 31 décembre) peuvent choisir d’ajouter une option « BD/Manga » :
• Option 5 BD/Mangas
• Option 10 BD/Mangas
• Option 15 BD/Mangas
• Option 20 BD/Mangas.

Pour vous inscrire, pour plus d’information, n’hésitez pas à vous rendre le blog de Mutinelle .

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Zone d’anomalie d’Andriy Kokotukha

Présentation de l’éditeur :

Plus de vingt ans après la catastrophe de Tchernobyl, une jeune femme, Tamara Tomilina, entre en contact avec un journaliste du journal Faits incroyables. Elle veut qu’il publie son histoire. À cause de l’explosion de la centrale nucléaire soviétique, sa mère, alors enceinte d’elle, a dû être évacuée de Pidlisne, un village du nord de l’Ukraine. Tamara a donc grandi loin de là. Mais depuis quelque temps, la nuit, elle entend des gémissements effrayants, et un irrésistible appel de ce village où elle n’a pourtant jamais mis les pieds. Et elle a entendu dire que d’autres avaient ressenti la même chose, s’étaient rendus là-bas et avaient disparu pour toujours dans la zone de Tchernobyl. Le jour suivant la publication de l’article, Tamara disparaît. Puis le journaliste disparaît à son tour…

Mon avis :

Son nom est Chamray, Victor Chamray. Il exerce la belle profession de journaliste. il ne travaille pas dans n’importe quel journal, non, il travaille dans un journal qui collecte des faits extraordinaires, des faits qui ne sont pas vraiment vérifiables et qui ne sont pas susceptibles d’entraîner, pour la rédaction, un procès en bonne et due forme. Comment en est-il arrivé là ? C’est une histoire dramatique, qui vous sera racontée en son temps, je vous rassure.
Une jeune femme magnifique, Tamara Tomilina, demande à le rencontrer. Elle est appelée par un lieu, un village qui a été évacué peu avant sa naissance, à cause de l’accident de Tchernobyl. Elle lui parle de disparition. Elle aussi disparaît, avant de réapparaître, amnésique. Et les ennuis commencent pour Victor Chamray – ou devrais-je plutôt dire qu’ils continuent.
Ce polar pourrait presque être léger, n’était le contexte. C’est à une Ukraine en proie à la corruption que nous avons à faire, corruption qui règne à tous les niveaux. Il faut vraiment avoir une abnégation professionnelle rare pour résister à l’argent, à la violence, à l’intimidation, à la torture aussi. Vous trouvez que ce tableau n’est pas très réjouissant ? Vous avez raison. L’Ukraine a subi beaucoup, avant et après la chute de l’URSS, et elle semble à peine se relever. A peine. D’ailleurs, le meilleur enquêteur de ce récit risque pire encore : le renvoi. Il n’est pas le meilleure pour rien, puisque, pour avoir survécu tant de temps dans ce système, c’est qu’il a su anticiper, prévoir – pour protéger vraiment.
Ce qui rend ce livre assez aisé à lire est le ton, le mélange des genres, entre tragique et bouffonnerie. Certains personnages sont proprement impayables, comme Pouzyr, policier prêt à presque tout pour passer le moins de temps possible avec sa belle-mère. Cela ne l’empêche pas de prendre des risques : le drame n’est jamais loin.
Un polar que j’ai aimé lire et découvrir.

Ps : je spoile sur le dénouement, qui rappelle celui de ma précédente chronique. Si ce n’est… qu’il (=le vengeur) a pris des risques et que sa victime était plus dangereuse que lui. Puis, l’enquête suivra son cours, après tout….