Archive | 29 septembre 2018

Le bikini de diamants de Charles Williams

édition Gallmeister – 256 pages

Présentation de l’éditeur :

Cette année-là, Billy passe l’été chez son oncle Sagamore. Entre les visites du shérif, persuadé que Sagamore distille de l’alcool clandestinement, et le lac où il apprend à nager, le garçon ne va pas s’ennuyer. Mais ses vacances deviennent véritablement inoubliables au moment où Choo-Choo Caroline, strip-teaseuse pourchassée par des gangsters, se réfugie dans la propriété. Lorsque celle-ci disparaît, l’oncle Sagamore décide d’orchestrer comme la plus lucrative des fêtes foraines une chasse à l’homme pour la délicieuse Caroline uniquement vêtue de son bikini de diamants.

Mon avis :

– Allô ? Une femme a disparu. Oui, mobilisez toutes les troupes. Caractéristique de la femme : elle porte un bikini en diamants. Oui en diamants. Je savais bien que cela motiverait les troupes !

Si vous avez envie de lire ce roman de Charles Williams, paru initialement sous le titre Fantasia chez les ploucs, choisissez cette nouvelle traduction parue aux éditions Gallmeister, qui vous fera oublier l’ancienne. Elle est nettement plus savoureuse, pour un roman qui l’est déjà.
Le narrateur, c’est Billy, un enfant de sept ans, naïf comme l’est un enfant de sept ans qui a grandi sans mère et a accompagné son père sur tous les champs de courses du Texas. C’est à travers ses yeux que nous découvrons les aventures de son père, de son oncle, qui n’a pas travaillé depuis que le shériff est en poste – et même bien avant – de quelques autres membres de sa famille assez particuliers mais aussi de toute cette charmante communauté rurale un peu frappée. Oui, Billy est naïf mais il n’est pas idiot, et, avec les professeurs qu’il a à sa disposition, on ne peut douter de so évolution.
Il faut dire que son oncle Sagamore Noonan est un génie. Non, pas un génie incompris, là, malheureusement, c’est affreusement fréquent. Pas un génie ignoré qui ne sera reconnu qu’après sa mort, non. Un génie discret, caché, qui jette toute sa force vive dans le fait de gagner de l’argent sans travailler officiellement. Faire tourner en bourrique le shériff et ses hommes, aussi brillants que du fer forgé rouillé est un petit plus dans son labeur harassant. Un tour de force qui se laisse admirer tout au long de l’ouvrage !
Je ne pourrai pas citer le passage qui m’a le plus fait sourire – il en est tant ! La magnifique installation des attractions, qui doivent divertir tous les hommes qui se sont courageusement lancés à la recherche de Choo-Choo Caroline en est un. Oui, il faut vraiment saluer le courage de tous ses hommes qui ont répondu à l’appel.
Un roman hautement recommandable.