Archive | 12 août 2018

Les clowns sacrés de Tony Hillerman

Présentation de l’éditeur :

Un professeur d’atelier de l’école de Thoreau a été mortellement frappé à la tête. C’est un meurtre extrêmement important selon les critères de la réserve. Chee, récemment muté dans le service du lieutenant Joe Leaphorn, espère retrouver un écolier en cavale au pueblo de Tano, le jour des cérémonies annuelles. Après la danse des kachinas, c’est le moment des koshares, les clowns sacrés des habitants des pueblos. Avec leur corps zébré de rayures noires et blanches, leur visage peinturluré de blanc, fendu d’un immense sourire noir, ils gesticulent en tous sens, provoquent de fausses bagarres, avec force chutes et maladresses. Mais ce qu’un des clowns fait ce jour-là fige le rire des spectateurs. On va le retrouver assassiné dans une ruelle adjacente…

Mon avis :

J’ai lu ce livre voici presque un mois, j’étais persuadée d’avoir rédigé un avis, et puis je me suis aperçue que non. Pas grave : me voici lancé dans la rédaction d’un avis en mode « c’était il y a un mois, et je n’ai pas pris de note ».
Dans ce roman, nous sommes vraiment en plein dans les traditions navajo puisque l’action prend place au cours d’une cérémonie -l’action, et bientôt deux meurtres. Fait rare dans l’univers du roman policier, les deux hommes qui ont été tués étaient des hommes bien, des hommes qui n’avaient pas d’horribles secrets dans le placard. Qui a voulu supprimer ces hommes ?
Jim Chee se retrouve à enquêter sous les ordres de Joe Leaphorn, et pour quelqu’un qui ne respecte quasiment jamais les règles, cela n’indique pas forcément un tournant dans la carrière, non. Pourquoi faudrait-il qu’il change, puisque ses méthodes fonctionnent ? Enfin, jusqu’à un certain point, et Jim Chee va causer un sacré imbroglio, avec sa manie de n’en faire qu’à sa tête. Heureusement, Tony Hillerman n’est pas un auteur qui délaie inutilement ses intrigues: prendre son temps ne signifie pas faire perdre son temps à ses lecteurs.
Dans ce volume, l’on voit Joe Leaphorn se rapprocher de Louise, une professeur d’université qu’il a rencontrée lors d’une précédente enquête. Se rapprocher ne signifie pas forcément nouer une nouvelle histoire d’amour : Emma est toujours bien présente pour le lieutenant.
J’aime toujours autant passer du temps du côté des Four Corners