Archive | 11 août 2018

Cosmic girlz de Lunlun Yamamoto

Présentation de l’éditeur : 

Corona, élève modèle et populaire au collège, voit un jour son monde être complètement chamboulé lorsqu’elle s’intéresse d’un peu trop près à Luna, sa camarade de classe excentrique et introvertie : la Patrouille de l’espace, qu’elle croyait n’être qu’une série télé de science-fiction ringarde, existe réellement ! Et à l’initiative de l’étrange Luna, elle en fait maintenant partie. Épaulée par leur instructeur, un extraterrestre flemmard à l’apparence d’une peluche, l’équipe qu’elles forment toutes les deux part donc sauver la galaxie… ou plutôt, effectuer des menus travaux aux quatre coins de l’univers !

Mon avis : 

Ce manga est dans ma PAL depuis décembre 2016, autant dire que j’ai vraiment, mais alors vraiment pris mon temps pour l’en sortir ! Il est pourtant présenté dans le sens occidental de la lecture, ce qui facilite grandement les choses pour le lecteur français, et est très coloré, au contraire des mangas les plus connus. Je trouve d’ailleurs que les couleurs très foncées peuvent surprendre les lecteurs, même si, dans le déroulement de l’histoire, ce choix se trouve judicieux – Cosmic girlz joue avec les codes.

Nous sommes en effet de prime abord dans u manga très traditionnel. il se passe dans un lycée, et Corona, l’héroïne, est extrêmement populaire. Déléguée de classe, elle veille sur tout et sur tout le monde, n’oubliant pas de porter elle-même ses devoirs à celle qui a été malade, préparant le spectacle de fin d’année, tentant de venir en aide à Luna, une jeune fille qui se met volontairement à l’écart et ne paraît pas en souffrir. Il faut dire que Luna partage avec le père et le petit frère de Corona une passion pour une série de science-fiction que la déléguée juge vieillotte. Aussi qu’elle n’est pas la surprise de la jeune fille quand elle découvre que cet univers existe réellement ! le manga croise ainsi l’univers du lycée, et celui de la science-fiction.

Autant vous dire que Corona est surprise, parce qu’elle ne s’attendait pas à ce qu’elle découvre : un instructeur immature, passionné de jeux vidéos – si je pouvais, je le qualifiera d’otaku, et une co-équipière qui ne fait que le strict minimum. Pour Corona, qui se donne à fond quelles que soient les activités, s’en est trop ! Elle va mettre de l’ordre à tout se gâchis, remotiver les troupes, et permettre à leur binôme de monter un peu dans le classement. plus facile à dire qu’à faire, surtout quand on découvre que les missions qui leur sont confiées ne sot pas si difficiles que cela – après tout, elles ne sont encore que des apprenties. Corona apprend cependant très vite à piloter très bien leur drôle de vaisseau.

Ce manga nous parle de la différence, bien sûr, du goût de l’effort, mais aussi de la nécessité de déléguer et de faire confiance aux autres si l’on souhaite qu’ils progressent vraiment : Corona apprend aussi de ses expériences, pour parodier un bulletin scolaire qu’elle pourrait recevoir, elle ne « se repose pas sur ses acquis ».

Mettrai-je (ou pas) presque deux ans pour trouver le tome  2 ? 

Poules, renards, vipères, tome 2 : Zora de Paul Ivoire

Présentation de l’éditeur :

Albin et Zora sont montés tout en haut du Mont Chicken : ils habitent bien sur une île ! Et avec la montée des eaux, le territoire des serpents va bientôt être inondé, mettant en péril l’équilibre des trois peuples ennemis. Il faut convaincre les 3 royaumes de s’unir, mais Griffsec et Hagard le Solitaire, un renard cruel, ont d’autres idées en tête…

Mon avis : 

Ce tome 2 met l’accent sur les renards après que le tome 1 nous a fait découvrir celui des poules. Ils ont non pas un roi, mais un chef de clans, qui a bien du soucis lui aussi avec la montée des eaux, avec les vipères également, sans oublier les poules qu’il faut un peu effrayer. Il a aussi à faire avec les Solitaires, qui ne reconnaissent pas son autorité, et avec Zora, la fille d’un des ouvriers qui vient de s’égarer après sa première mission dans la première équipe d’éclaireur. Bref, cela fait beaucoup pour un seul chef de clan, surtout que Hagard, le chef des solitaires, se montre particulièrement actif.

Pendant ce temps, le lecteur suit également ce qui se passe dans le royaume des poules, qui est passablement agité, pour ne pas dire totalement mouvementé. Griffsec est un véritable stratège, pas du tout un ennemi qui serait facile à vaincre. Nous ne sommes pas dans l’attente, nous sommes véritablement dans la lutte – et toute guerre fait des victimes, il ne faut pas l’oublier, même si nous sommes dans un livre de littérature jeunesse. Il ne s’agit pas seulement de choisir son camp, il s’agit aussi de faire preuve de courage et d’agir. Certaines phrases font passer des notions qu’il est important à mes yeux de partager, comme celle-ci : « – Répandre la terreur est une stratégie pour prendre le pouvoir, répondit Zora. Lorsque les populations ont peur, elles sont plus soumises. »

Un tome 2, oui, mais pas du tout un tome de transition dans lequel il ne se passerait rien, un tome dans lequel des faits essentiels se passent pour amener le dénouement.