Archive | 9 août 2018

Vacances tous risques : Agatha Raisin tome 6

Présentation de l’éditeur :

Agatha a résolu le meurtre de son ex-mari et s’envole pour Chypre pour tenter de reconquérir James Lacey. Ils se retrouvent parmi une bande de touristes anglais dont l’un d’eux est assassiné. Agatha met tout en oeuvre pour identifier le meurtrier mais James préfère fuir.

Mon avis :

Que dire ? Ce tome n’est pas, à mes yeux, le meilleur des aventures d’Agatha Raisin. A vrai dire, l’intrigue policière est tellement fine, pour ne pas dire secondaire que ce livre pourrait presque être une romance dont le sujet serait : Agatha Raisin court après James qui veut simplement être tranquille. Dans ce volume, elle passe un temps fou, encore plus que dans les tomes précédents, à choisir la manière dont elle serait habillée, maquillée, coiffée,sans oublier la chambre dans laquelle elle va dormir – très rarement la même. Comme Maupassant le sous-entendait dans Bel-Ami, une femme mûre n’a pas d’intérêt à se comporter comme une adolescente (ou une midinette). Agatha perçoit déjà qu’elle est obsédée par James, ou par l’idée qu’elle se fait de James, ce qui ne veut pas dire qu’elle parviendra à se débarrasser de cette obsession (voir les six tomes suivants).
Agatha, quand elle ne se pomponne pas, fait du tourisme, ne se lit pas d’amitié avec les autres touristes anglais présents auxquels elle trouve de nombreux défauts. L’une se fait assassiner, Agatha découvre le corps : une habitude qu’elle perd peu. D’ailleurs, la police trouve que le taux de criminalité a dangereusement augmenté depuis qu’Agatha est là. Puis, ce n’est pas tant qu’elle a un franc-parler qui sort de l’ordinaire, c’est plutôt qu’elle manque complètement de tact et d’à-propos. C’est tout juste si l’affaire n’est pas résolu par accident. Ah, je ne compte plus non plus le nombre de fois où Agatha et James, Agatha ou James est interrogé(e), ou menacé(e) de mort.
En passant, l’on en apprend un peu sur l’histoire de Chypre et sa partition – Agatha et James auraient dû y être en voyage de noces.
Sans les Costwolds, sans ses amis (ou si peu), sans ses chats, Agatha est un peu moins Agatha.

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