Archive | 23 juillet 2018

La cité des âmes perdues de Cassandra Clare

Présentation de l’éditeur :

Le démon Lilith a été anéanti et Jace a été libéré de son emprise. Mais, lorsque les chasseurs d’ombres arrivent pour le sauver, ils ne trouvent que du sang et du verre brisé. Le garçon que Clary aime n’est pas le seul à avoir disparu, mais celui qu’elle déteste aussi, Sébastien, le fils de son père Valentin : Un fils déterminé à réussir là où son père a échoué : mettre les chasseurs d’ombre à genoux.

Mon avis :

J’ai fait une longue pause entre le tome 4 et le 5, parce que je voulais avoir le temps de lire les deux derniers tomes à la suite. C’est quasiment chose faite, puisque j’ai enchaîné avec la lecture du tome 6. Oui, je sais, j’anticipe.
Valentin n’est plus. Il était un méchant déterminé et charismatique. Son fils est pire: il a été bien déformé. Il réussit l’exploit d’être encore plus persévérant que son père. Rien ne l’arrête. Je mets au défi un lecteur de me prouver le contraire. Les chasseurs d’ombre pourraient purement et simplement le rechercher et le supprimer, sauf qu’il a « enlevé » Jace (préservons un peu de suspens) et que l’on ne peut égratigner/blesser/tuer Sébastien sans faire de même avec Jace. Or, ces amis, Clary en tête, veulent trouver une autre solution. Elle doit bien exister !
Nous avons beau être dans de la littérature jeunesse, fantasy, l’univers est sombre. Les chasseurs d’ombre ne peuvent guère compter que sur eux-mêmes et sur la meute de loup-garous, qui a elle-même un énorme problème à résoudre. Je ne vous parlerai pas des vampires, ils ne travaillent que pour eux-mêmes. Les blessures, bien que l’on soit dans un univers magique, ne guérissent pas nécessairement avec une rune ou un sortilège.
S’ils n’avaient que Sébastien à combattre… Les personnages sont fortement caractérisés, et chacun a ses préoccupations, sans que l’on tombe jamais dans la niaiserie. Simon, vampire, doit composer avec une mère qui le voit comme un monstre. Alec est gay, et ses parents, ses proches, ne l’acceptent pas vraiment sauf sa soeur Isabelle. Etre en guerre n’empêche pas d’être amoureux, et ce n’est pas Jordan et Maia, loups garous de leur état, qui diront le contraire. Disons simplement que le temps passe et presse.
Les péripéties sont nombreuses, et nous entraînent très loin, sans encore une fois que l’on est l’impression de faire du tourisme ou de lire des descriptions inutiles. L’humour est aussi bien présent, et aussi très réaliste : on peut remercier le personnage de Simon pour cela.
Je n’ai garde d’oublier Clary qui, même amoureuse, se questionne toujours sur la façon de parvenir à ces fins, surtout quand elle est confrontée à la dinguerie de son frère aîné. Les héroïnes ont le droit de se tromper, surtout quand elles comprennent ce qui les a amenés à prendre de mauvaises décisions. Et pour une fois que c’est la fille qui essaie de sauver son amoureux.
The mortal instrument est une série à la fois passionnante et très cohérente.

 

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