Archive | 11 juillet 2018

Dérapages de Daniele Thiery

Présentation de l’éditeur :

Un corps d’enfant, très déconcertant, est découvert sur une plage du Nord de la France. Un cas troublant qui laisse perplexes tant les forces de police que le médecin légiste.
Même la commissaire Edwige Marion, qui dirige maintenant un important service de la PJ parisienne, n’a jamais rien vu de tel.
Au même moment, Marion récupère sa fille Nina en état de choc et couverte de sang. Nina a quitté Londres et sa sœur Angèle, clandestinement. Elle est murée dans son silence. Angèle et son mari, un scientifique renommé, ont disparu.
Quels peuvent être les liens entre un enfant étrange mort noyé, une adolescente, un scientifique spécialiste du génome humain… et une jeune mère dont on a enlevé le bébé et qui, séquestrée chez elle, sombre dans l’horreur.

Mon avis :

Avis à ceux qui aiment les romans policiers sans meurtres et sans violence (oui, de tels fans existent, j’en ai rencontrés),passez votre chemin : ce roman est glauque et sanglant. Les enquêteurs vont avoir fort à faire pour résoudre cette affaire, notamment lutter contre ceux qui leur mettent des bâtons dans les roues. Normal, me direz-vous, un coupable, quel qu’il soit, n’a pas très envie d’être découvert. Sauf que certains enquêteurs eux-mêmes ne sont pas forcément prêts à aider le commissaire Marion et son équipe.
J’anticipe et je suis floue, oui, mais je ne veux pas trop en dire non plus, parce que l’intrigue est complexe, et parce que les points de vue sont variés. Prenons par exemple cette jeune femme, Jennifer, enfermée dans son curieux appartement. D’un côté, le lecteur la plaint pour les tourments qu’elle endure, pour sa solitude. De l’autre, nous sommes en droit de nous demander dans quelle mesure ce qu’elle voit, ce qu’elle ressent est vrai, et plus encore comment une jeune femme moderne a pu se retrouver aussi isolée, et aussi dépendante d’un seul homme, au point que son enfant voit pour la première fois un médecin à l’âge de quatre mois.
Effrayant, ce thriller ? Oui. Marion, qui doit de plus veiller sur sa fille Nina, découvre des ramifications à peine croyables, tant « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Chercher à guérir des maladies, à améliorer le sort des souffrants, oui. Chercher autre chose de plus futile (à mes yeux) non.
Ce que j’ai aimé, en dépit de l’épaisseur de ce livre, c’est à quel point il est facile à lire, à quel point j’ai tourné les pages rapidement pour découvrir le pourquoi du comment. J’ai d’ailleurs enchaîné avec le tome suivant, que je chroniquerai dès demain.

 

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Journal d’un louveteau garou – 11 juillet

Cher journal,

je n’ai qu’un mot à dire : aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Comment une telle horreur a-t-elle pu se produire ?

Non, je n’ai pas raté mon brevet des louveteaux, j’ai même eu la mention très bien, ce qui était tout à fait normal eu égard à mes capacités et à mon absence quasi-totale de modestie. Je vous parle simplement de notre dernière et ultime sortie scolaire de nos années collèges. Tout se passait presque bien : il ne faisait pas trop chaud, il ne pleuvait pas, et personne n’était malade. Nous déambulâmes tranquillement à travers les expositions, les parcs fleuris et nous naviguâmes de même.

Le retour fut…. J’aurai dû me douter de quelque chose, j’aurai dû. Il faut dire qu’une sortie scolaire avec madame Cobert se passe rarement sans souci. Soit dit en passant…. je n’approuve pas le projet d’un certain Antoine, qui souhaite kidnapper madame Cobert afin qu’elle nous accompagne au lycée. Je n’approuve pas, mais vu ce qui s’est passé à la sortie, je sens que je vais lui donner un coup de patte. C’est vrai, tout de même, que cela s’est passé sous son nez.

A la décharge de madame Cobert, elle a tout de suite contacté le principal, qui a tout de suite envoyé un groupe d’intervention.
– Et oh !
– Oui, Valère (quelle galère les petits frères) ?
-Toi qui es si malin, tu t’étais aperçu que Clairanne et Cassandra avaient ramené un vrai dragonneau, et non une peluche acheté à la boutique du musée ? Qui se serait attendu à trouver un dragonneau miniature dans un parc floral ? Non, parce que, un dragonneau, nous en avons déjà eu un au pensionnat (pensée émue pour notre camarade Gentiane) et il ne rentrait pas dans un cartable de taille standard !

Je me réserve le droit de ne rien dire jusqu’à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Anatole Sganou, louveteau garou breveté.