Archive | 26 juin 2018

Le journal rouge de Lily R. Davis

Présentation de l’éditeur :

« Avec quelle force me battrais-je encore pour quelques mots ? Des mots… Des mots que nous jetions sur le papier ; une drôle de façon de lever le poing ; de hurler. Des mots pour se révolter. Des mots pour tout changer ! » Nous sommes en 1965, à Washington. Tout le monde reprend en chœur les refrains des Beatles et les slogans lors des marches citoyennes. La jeunesse se soulève contre la ségrégation, contre la Guerre.
La jeunesse veut aimer sans contraintes. C’est la génération hippie. Rose a passé des années dans un pensionnat pour jeunes filles et si elle regarde de loin cette nouvelle liberté, elle ne sent pas le droit d’y plonger. Orpheline, recueillie par un oncle Colonel dans les Marines et basé à Saigon, Rose se sent prise aux pièges. Elle invente alors Max. Un pseudonyme derrière lequel elle se cache pour écrire des chroniques dans un journal universitaire. Alec est un activiste. Il se bat pour un monde en paix, pour toutes les vérités. Il se bat surtout pour mettre fin à cette guerre, au Vietnam, qui emporte trop de jeunes soldats. Avec ses amis, ils travaillent pour un petit journal clandestin. Le Aldous.

Merci à Netgalley et aux éditions MxM Bookmark pour ce partenariat.

Mon avis :

Le journal rouge est un livre que j’aurai aimé pleinement aimé. Cependant, j’ai eu quelques réticences qui font que ce livre n’est pas le coup de coeur que j’avais pensé à un moment qu’il serait.
Tout d’abord, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le récit, j’ai eu du mal à m’attacher à Rose-Maxine, jeune fille à la jeunesse plus compliquée qu’elle n’en avait l’air. Puis, dès que Rose s’investit pleinement dans le journal, dans les témoignages qu’elle recueille, dans l’aide aussi qu’elle fournit aux autres, elle éclot peu à peu à elle-même. A ce moment, je me suis vraiment plongée, passionnée pour le récit.
Vient, enfin, le coup de théâtre du milieu du roman (je n’ai pas d’autre terme pour le nommer), auquel je m’attendais un peu, même si j’attendais un peu un autre tournant dans le roman. L’on passe ensuite par d’autres étapes du récit (difficile de dire lesquelles sans révéler l’intrigue) qui permettent de montrer le plus de facettes possibles de la guerre du Vietnam et de ses conséquences, jusque dans ces retraits les plus sombres.
Vient la fin du récit, en forme d’épilogue, et c’est véritablement là que j’ai été un peu amère, parce que le devenir des personnages m’a semblé presque trop banal, trop proche de ce que l’on pouvait attendre. De faibles restrictions cependant, et si vous avez envie de découvrir un roman qui parle de la guerre du Vietnam, de la libération de la femme, des droits des minorités, n’hésitez pas.

Le poney qui n’aimait pas les cavaliers de Séverine de la Croix et Pauline Roland

Présentation de l’éditeur :

Comment être heureux quand on est un poney mais qu’on n’aime pas les cavaliers ? Surtout quand, chaque jour, un cavalier vous monte sur le dos. Et si la solution était tout simplement de s’en débarrasser ? Facile à dire, mais pas facile à faire…

Mon avis : 

J’ai découvert cet album par le plus grand des hasards à Saint-Maur-des-fossés, et je dois dire que je suis totalement conquise. Que ce soit le texte ou que ce soit les illustrations, l’ensemble est très drôle et très enlevé.

Robert, le beau Robert, qui la brunette tant aimait (ou pas), n’est pas le héros d’une chanson du temps jadis, mais un poney aux crins rebelles et à l’embonpoint assez conséquent. Comme tous les poneys, il aime, il adore, il chérit les carottes, et avec des carottes, on pourrait le faire avancer à peu près n’importe où. Il est pourtant très inventif pour éviter absolument d’être monté par les cavaliers de son club. Je reconnais cependant que les jeunes cavalières exagèrent. Qui, même pour un concours hippique, mettrait autant de rubans roses à un poney mâle ? Je sais bien que les chevaux s’en moquent, il est des limites à ce qu’un fier destrier peut supporter.

Pour terminer, la photo d’un autre poney aux problèmes capillaires certains.