Archive | 23 juin 2018

L’enfer de l’amour de Mc Beaton

Présentation de l’éditeur :

Agatha Raisin est enfin mariée à James Lacey, mais les jeunes mariés font cottage à part et s’accusent mutuellement d’infidélité. James disparaît subitement et sa maison est saccagée. De plus, Melissa Sheppard, la grande rivale d’Agatha, est assassinée et Agatha est la principale suspecte. Pour laver son honneur et retrouver James, elle mène l’enquête avec l’aide de son vieil ami sir Charles.

Mon avis :

Agatha Raisin nage dans le bonheur. Si, si, je vous assure, elle a nagé dans le bonheur pendant au moins une demi-page. Elle avait réussi à épouser James. Zas ! Le premier nuage se place dès la première page, le second survient très vite. En effet, il apparaît que certains hommes portent un regard très différent sur la femme aimée dès qu’elle n’est plus leur compagne mais leur légitime épouse : il faut qu’elle change, qu’elle obéisse ! Or, depuis dix tomes, nous savons déjà que ce n’est pas Agatha Raisin qui va se laisser commander par un homme, fut-il James !
Hélas, trois fois hélas, James disparaît – et le sang trouvé chez lui ne laisse pas présager un départ dans les meilleures conditions. Agatha n’aura de cesse de le retrouver – aidée par Charles, l’un des autres hommes de sa vie. Elle en a, des hommes, dans sa vie ! Elle cherche, elle cherche, elle cherche, elle ne cesse de parcourir la région, que dis-je la région, le pays, en tout sens, se livrant ainsi à une véritable quête de James. Ce ne sont pas les kilomètres qui l’arrêtent. Ni la manière dont les personnes qui l’interrogent la reçoivent. Il faut dire qu’Agatha part au quart de tour, il faut toujours tabler sur le fait qu’elle sera extrêmement énervée, explosive, plutôt que de penser qu’elle sera d’une incommensurable douceur.
A la décharge d’Agatha, il se trouve que James est plus ou moins accusé de l’assassinat de Melissa Shepard, charmante voisine et maîtresse de James. Plutôt plus que moins, d’ailleurs, parce que tous les policiers ne sont pas les champions de l’efficacité. Il faut donc qu’elle trouve le véritable coupable, et ce qu’elle apprend sur Melissa n’est pas des plus réjouissants. Les petits villages anglais abritent décidément des personnalités vraiment hors du commun, et un taux de meurtre qui l’est tout autant.
L’enfer de l’amour est un onzième tome très rythmé, qui renouvelle un peu les intrigues des enquêtes d’Agatha Raisin. Les fans l’auront déjà lu.

Arsène Lagriffe prend le large de Jennifer Gray

Présentation de l’éditeur :

Arsène Lagriffe, chat et gentleman cambrioleur !
Arsène Lagriffe à la rescousse ! Parti à la recherche du pirate Frank Hameçon coincé sur une île déserte, le chat policier apprend l’existence d’un mystérieux trésor. Mais il n’est pas seul sur le coup : le Capitaine Black Barbe est prêt à tout pour s’emparer du butin…

Mon avis : 

Ce quatrième tome des aventures d’Arsène est différent des précédents parce qu’il entraîne le chat enquêteur et la famille Cheddar loin de chez eux. Cap sur le grand large ! Ils partent à la recherche d’un pirate et de son trésor, parce que ce dernier leur sera d’une grande utilité, ou plutôt il le sera pour l’inspecteur Cheddar qui a trouvé encore le moyen de se fourrer dans les ennuis.
Il faut dire que le début de leur aventure leur a permis de rencontrer d’authentiques pirates. Si, de nos jours, dans une paisible ville côtière anglaise, c’est possible. il est même possible qu’un de leurs amis soit en fait un ancien pirate reconverti en marin. Parfois, les apparences ne sont pas trompeuses, on oublie simplement de faire attention, tant la fantaisie semble de mise à Littleton-sur-mer.
Arène Lagriffe prend le large tient à la fois du roman d’aventures et du conte, avec l’apparition d’un personnage bien particulier. Il nous montre aussi la réalité de la vie de chat de navire, et la manière dont certaines les traitent encore les chats de nos jours, qu’il soit de navire ou pas. L’écriture de ses aventures ne va pas sans militantisme.

Une citation pour finir :
Il était d’accord avec Mimi, l’avenir dépendait seulement des choix que l’on faisait. Les décisions, bonnes ou mauvaises, déterminaient l’avenir.