Archive | 15 juin 2018

La famille Cerise, tome 3 : l’effet champignon de Pascal Ruter

édition Didier Jeunesse – 150 pages.

Présentation de l’éditeur :

C’est trop injuste, l’école de Savigny les Mimosas risque de fermer parce qu’il manque un élève, ordre du ministre ! Les soeurs Cerise et les frères Belpom cherchent une solution, car il est hors de question de séparer leur joyeuse bande. Clarisse, leur amie actrice, prétend avoir la solution… Mais, manque de chance, ses chiens et elle goûtent un champignon hallucinogène. Et voilà qu’elle oublie tout et qu’elle se prend pour une factrice ! Zouille, Yoyo, Max et Papillon vont devoir user d’imagination pour régler cette drôle de situation !

Mon avis : 

Si vous aimez l’humour, la fantaisie et la campagne, alors ce livre est fait pour vous et vos enfants. Par contre, si vous êtes allergiques aux personnages attachants et motivés, passez votre chemin. Les soeur Cerise et les frères Belpom ont appris une catastrophe : l’école va être fermée parce qu’il y manquera désormais un élève pour les fameux « quotat » de l’éducation nationale. Sur le papier, tout est facile : les enfants iront dans d’autres écoles, et tant pis pour la fatigue, tant pis pour les amitiés gâchés. Tant pis aussi pour le village, qui risque de mourir à petits feux : une école attire les parent et les futurs parents, c’est le dernier endroit vivant le plus souvent. Et là, boum ! Tout s’arrête.
Comme si cela ne suffisait pas, Clarisse, la seule personne qui avait une idée viable perd la mémoire et la tête en même temps. Je vous passerai sous silence ce qu’il advient de ses courageux et adorables dalmatiens – ils en ont pour quelques années de thérapie comportementale pour s’en remettre.
Ce qu’ils vivront pour sauver leur école est à la fois drôle et poétique. Les villageois sont très mobilisés et très fatalistes à la fois. Toutes les méthodes sont bonnes, après tout, pour sauver l’école – celle de Clarisse reste cependant la meilleure.

Une série familiale et drôle à découvrir.

Rendez-vous passage d’enfer de Claude Izner.

Présentation de l’éditeur :

Par une chaude nuit d’août 1895, la chute d’une météorite en forêt de Montmorency bouleverse le train-train du libraire-enquêteur Victor Legris, de son père adoptif Kenji Mori et de Joseph Pignot, ancien commis récemment promu associé. Cet événement spectaculaire entraîne, suite à un rocambolesque concours de circonstances, une série de meurtres mystérieux. Lancée à la poursuite d’une confrérie haute en couleur dont les membres ne font pas de vieux os, d’un jeune gandin en quête d’un trésor et d’une pierre maudite, l’aventureuse équipe, sillonne un Paris fin de siècle gouailleur et canaille à un rythme d’enfer. Rendez-vous pris avec le diable !

Mon avis :

L’on n’en sait peu, finalement, sur la famille de Victor Legris, ce libraire de la rue des Saint-Pères qui est enquêteur à ses heures perdues – au grand dam de Tasha, sa moitié. Dans ce tome, il est question d’Emile, son oncle, celui-là même qui lui a légué la librairie et qui était un philanthrope à temps plein. Il avait fondé une confrérie et, bien des années plus tard, quelqu’un élimine ses membres un à un, avec des méthodes qui visent à faire passer ses meurtres pour de banals accidents.  Nous croisons aussi le neveu d’un des membres de cette confrérie qui ne songe qu’à une chose, s’enrichir de façon assez simple avec une belle persévérance.

L’enquête est agréable à suivre, en dépit d’une quantité assez conséquente de décès – et l’impression de vies gâchées. L’on passe assez vite sur chacun de ces personnages qui auraient mérité d’être un peu plus fouillés. L’un d’entre eux l’est un peu plus. Après tout, les réunions se passaient chez lui, et si je le trouve fort sympathique, c’est grâce à sa passion immodéré pour les chiens, peu importe dans quel état ils se trouvent et de quelles races ils sont.

Reste le contexte historique, qui est très bien restitué. Ce roman plaira aux fans, qui l’auront déjà lu au moment où j’écris ces lignes.