Un homme seul d’Antonio Manzini

Présentation de l’éditeur :

Rocco Schiavone, déprimé depuis l’assassinat d’Adèle, la fiancée de son meilleur ami, se lance à la recherche du meurtrier en passant en revue la liste de ses ennemis. A Aoste, il se lie d’amitié avec un adolescent fan de heavy metal et enquête sur les Turrini, une famille corrompue, sans doute relais de la mafia calabraise.

Mon avis : 

N’essayez même pas de me faire changer d’avis : je suis fan de cet auteur, et de son héros Rocco Schiavone. C’est dit, c’est simple, c’est court, et c’est pour moi une évidence. Après cette déclaration d’amour littéraire pleinement assumée, venons en à l’analyse proprement dite.

Peu de temps s’est écoulé depuis Maudit printemps. La neige n’est plus là, Schiavone s’en fiche. Depuis la mort d’Adèle, tuée à sa place (les tueurs ne sont vraiment plus ce qu’ils étaient), Rocco se terre au fin fond de son lit avec Luna, la petite chienne à qui il a sauvé la vie dans le volume précédent. Il prend soin d’elle, c’est déjà ça, et envoie paître tous ceux qui veulent le sortir de sa léthargie, avec une constance rare. Cependant, le temps ne l’inaction ne peut pas durer, Rocco ne laissera pas impuni la mort d’Adèle, il ne peut laisser son ami dans les tourments et l’incertitude : il va se jeter à nouveau dans le vif de l’enquête.

Il est faux de croire qu’une affaire se termine après l’arrestation du coupable, parce que la victime, elle, ne se remet pas (sauf mauvaise série télévisée) en deux temps trois mouvements. Chiara, dont Schiavone a sauvé la vie dans le tome précédent, ne va pas bien, parce qu’elle sait que ses parents lui cachent des choses, parce qu’elle sait pourquoi elle a été enlevée. Je dirai peu de choses sur son petit ami, qu’elle supporte de moins en moins, en dépit de ses visites et de son soutien, ce jeune homme, Max, gagne à être connu, et ce n’est pas Schiavone qui vous dira le contraire.

Schiavone, en plus de mener une nouvelle enquête étroitement liée à la précédente, cherche parmi toutes les personnes qui lui en voulaient celle qui a pu commanditer son meurtre, tout en sachant que ce n’est que partie remise – puisqu’ils ont échoué, ils vont recommencer. Oui, quand on est un policier acharné, on a beaucoup de personnes qui, potentiellement, peuvent avoir envie de mettre fin à vos jours. En pratique, ce n’est pas si simple parce qu’il est des délinquants raisonnables qui n’ont pas forcément envie de supprimer le policier qui les a envoyés à l’ombre. Puis, il y a celui que l’on débusquera.

Schiavone peut toujours compter sur ses « hommes », il sait parfaitement leur assigner les missions qui correspondent à leur capacité.  Perdre sa lucidité, très peu pour lui.

 

 

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6 réflexions sur “Un homme seul d’Antonio Manzini

  1. Rocco, j’en connais un, je ne connais pas encore celui-ci mais je sais qu’il a plus à gagner à le connaître lui que l’autre… Je vais tâcher de m’en lire au moins un 🙂

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