Archive | 5 juin 2018

Mon bilan du mois espagnol

Comme tous les ans, je me dis que je n’ai pas lu assez, et qu’il me reste encore beaucoup de romans hispanisants dans ma PAL. Il me reste même deux romans argentins que je n’ai pas eu le temps de chroniquer – je le ferai au cours du mois de juin.

J’ai d’abord lu un album jeunesse, mettant les chats en valeur : Le roi c’est moi de Marta Altès  puis un excellent polar : Les fleurs ne saignent pas d’Alexis Ravelo . J’ai lu d’ailleurs un autre excellent polar : Société noire d’Andreu Martin et un livre de littérature jeunesse gentil, sans plus Les enquêtes d’Alfred et Agatha tome 2 d’Anna Campoy .

Au rang des déceptions – parce qu’il en faut bien, parce que je lis beaucoup. Il s’agit donc de Une offrande à la tempête de Dolorès Redondo et de Meurtre au comité central de Manuel Vasquez Montalban.

J’ai terminé le mois par deux polars brésiliens : Une fenêtre à Copacabana de Luiz-Alfredo Garcia-Roza  et Nuit d’orage à Copacabana de Luiz Alfredo Garcia-Roza .

Je vous donne d’ors et déjà rendez-vous l’année prochaine, pour un cinquième mois espagnol.

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Le putain d’énorme livre du bonheur qui va tout déchirer d’Anneliese Mackintosh

Présentation de l’éditeur :

Ottila a décidé d’être heureuse et ça va faire mal.

Ottila a un problème. Enfin, elle en a un paquet. D’abord elle est alcoolique. Son père est mort pendant qu’elle se complaisait dans une éternelle gueule de bois. Sa sœur a été internée. Sa mère est en train de craquer. Et ses amis la tirent vers le bas. Sauf Thalès, le type le plus sain qu’elle ait jamais rencontré. Thalès donne envie à Ottila de devenir meilleure. Alors elle décide de faire un doigt à son « contexte » pourri et vole Le Petit Livre du bonheur à la bibliothèque. Puis elle entreprend de le scrapbooker sauvagement : mails, SMS, transcriptions de séances de thérapie, dessins… tout y passe.. Le résultat : un roman insolite, contagieux, qui vous fera autant rire (jamais élégamment) que pleurer :).

Merci aux éditions Milady et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis : 

Livre à lire quand on a le moral. Il paraît que c’est un livre feel good, mais franchement, au fur et à mesure que je tournais les pages, je ne me sentais pas vraiment bien.
Certes, il y a des trouvailles intéressantes, comme le fait de scrapbooker le livre qui vous promet d’atteindre le bonheur – vaste question, soit dit en passant. Ces petits morceaux de réels sont sans doute ce que j’ai préféré.
Maintenant, ce sont tout de même des thèmes très lourds que brasse ce roman. Ottila a perdu son père, et s’aperçoit, finalement, qu’elle ignorait une part très importante de sa vie. Que transmet-on réellement à ses enfants ? Si l’on est soi-même névrosé, risque-ton de transmettre ses angoisses à ses enfants, même si on ne leur en parle pas. Bien sûr, je ne pense pas que la dépression soit héréditaire, mais je pense qu’un enfant sent quand ses parents ne vont pas bien – et la mère d’Ottila ne fait même plus semblant d’aller bien.
Nous attaquons vraiment un sujet très lourd avec la soeur d’Ottila, qui se laisse mourir, litérralement. Elle n’en est pas à son premier internement, elle n’en est pas au premier diagnostique posé, elle en est même au énième traitement, et celui qui lui est proposé n’est pas des plus réjouissants. Comment aller mieux quand on ne sait même pas si on veut aller mieux ?
Ottila tente d’en finir avec l’alcoolisme, et avec une vie amoureuse des plus bordélique. Seulement, ce n’est pas si simple. C’est drôle, parfois : disons que la vie vous joue parfois de sacrés tours.
Un livre que j’aurai aimé davantage apprécier.