Une offrande à la tempête de Dolorès Redondo

Présentation de l’éditeur :

Dans la vallée de Baztán, une petite fille décède étouffée dans son berceau. Alors que la police soupçonne le père d’être impliqué, la grand-mère attribue ce meurtre au génie maléfique Inguma, issu de la mythologie basque. Rapidement, cet étrange décès lève le voile sur une série de morts subites de nourrissons suspectes. L’inspectrice Amaia Salazar décide de se consacrer entièrement à cette nouvelle enquête, entre légendes mystiques et meurtres barbares, au risque de mettre de côté son rôle d’épouse et de mère.

Mon avis : 

Quand un livre ne me plait pas, j’ai vraiment envie d’évacuer le plus vite possible mon avis – afin de ne plus y penser et de passer à autre chose.
Il est le dernier tome d’une trilogie – les deux autres tomes n’étaient pas disponibles à la bibliothèque, et je n’ai de toute façon pas envie de connaître les prémisses d’une conclusion qui ne m’a pas plu.
Les crimes sont atroces, cruels, les adjectifs manquent pour les qualifier, surtout que ces crimes sont connus, admis par l’ensemble de la secte dont font partie les parents des victimes. Oui, les victimes sont des bébés toutes jeunes – moins de deux ans – sacrifiées par leurs parents. Ce que j’écris est à peine un spoiler, l’un des crimes est raconté dans le quatrième de couverture, un deuxième est connu par les lecteurs des deux tomes précédents : la propre soeur jumelle de l’enquêtrice a été tuée par sa mère. Cette dernière est morte depuis le tome 2, mais l’enquêtrice, formée au FBI, ne veut pas le croire puisque son cadavre n’a pas été retrouvé. Seul l’un de ses adjoints la croit. Tous – ses soeurs, son mari, le juge d’instruction Markina- lui enjoignent de tourner la page.
Je n’ai pas non plus aimé ce personnage d’enquêtrice Amaia Salazar. Oui, elle a eu une enfance des plus difficiles, cela n’explique pas ce détachement face à son mari – elle passe plus de temps avec le juge d’instruction, ouvertement amoureux d’elle, qu’avec son mari. Elle tient énormément à son fils, qu’elle a failli perdre au tome précédent. Son métier, son enquête avant tout. Son adjoint le plus sympathique disparaît trop vite. Le second gagne largement à être connu, en dépit des suspicions d’Amaia Salazar.
Puisque les coupables sont connus, pourquoi ne pas les arrêter ? Parce qu’il faut prouver les crimes, les complicités, et parce que les deux crimes que j’ai cités ne sont pas les seuls. Ce ne sont pas des batons qui sont mis dans les roues des enquêteurs, non, c’est bien pire, sans oublier tout un jeu de trompe l’oeil mis en place pour détourner l’attention des enquêteurs. Il faut avoir l’estomac bien accroché pour lire les descriptions, je ne suis absolument pas fan de ce que j’ai lu, qui n’ont rien de « normal ». J’ai été touchée par ce que j’ai lu – forcément – et non, certaines procédures demandées par Amaia pour l’enquête ne vont vraiment pas de soi.
Un livre que je ne vous recommanderai pas : j’aurai aimé découvrir le pays basque espagnol et la Navarre autrement.

9 réflexions sur “Une offrande à la tempête de Dolorès Redondo

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