Archive | 10 mai 2018

Le noir est ma couleur – tome 1 : le pari d’Olivier Gay

Présentation de l’éditeur : 

Pour gagner un pari, Alexandre, bad boy séducteur et boxeur, invite Manon, la meilleure élève de leur seconde, à boire un pot. Dans une ruelle, il la voit attaquée par une créature étrange. N’écoutant que son sens de l’honneur, il intervient… et s’aperçoit que Manon a des pouvoirs hors du commun !

Merci à Netgalley et aux éditions Rageot pour ce partenariat.

Mon avis : 

L’histoire est presque simple, presque ordinaire. D’un côté, nous avons Alexandre, le bad boy du lycée, de l’autre l’élève modèle. Sauf que ce n’est pas aussi banal.
Le « chef de bande » est passionné de boxe. Maltraité par son père, qui ne se remet de rien, ni de la fin de sa carrière de boxeur, ni de la mort de sa femme, Alexandre est toujours à la limite de, sans jamais la franchir complètement : il a redoublé, il n’a pas été mis dehors et prié de se trouver un autre lycée. Manon est une excellente élève, mais elle est une « enfant du milieu », coincé entre un grand frère brillant et une soeur encore immature – c’est de son âge. Surtout, elle étudie les couleurs – elle fait partie d’une famille de mage. Leur point de vue va alterner dans le roman, se complétant parfaitement.
Manon est menacée, non parce qu’elle est une bonne élève qui se refuse à aider à tricher, mais parce qu’elle est fille de mages puissants bien intégrés dans la société purement humaine. La menace contre elle se précise, se développe, et les ennemis font tout pour parvenir à leurs fins. Malins, ils savent aussi manier les nouvelles technologies quand c’est nécessaire. La prudence n’est pas toujours suffisante, la bonne volonté non plus.
Alexandre, c’est la mouche dans le lait, l’empêcheur de tourner en rond, celui qui résiste à l’analyse et à la magie des couleurs. Pourquoi ? Comment ? Manon ne le sait pas, il serait trop dangereux de le dire à ses parents, qui respectent les règles (parfois trop ?) et privilégient leur famille.
Le récit, chronologique, nous permet tout de même de connaître le passé de ces magiciens pas toujours très sympathiques, finalement. Ou plutôt, comme toujours pour moi, j’ai presque plus de sympathie pour les « méchants » que pour les « gentils » bien lisses.
Une série à suivre.

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