Les fleurs ne saignent pas d’Alexis Ravelo

Présentation de l’éditeur (extraits) : 

Bienvenue aux Grandes Canaries, une île paradisiaque où, derrière les plages magnifiques, se livre un duel inégal entre deux mondes : les apprentis-bandits vivant de larcins contre les barons en col blanc baignant dans la corruption et la politique.

Mon avis : 

Quand vous êtes des petits escrocs, Diego dit Le Marquis et sa compagne Lola, vivant de petites combines qui vous permettent de vivre un mois tout au plus, et encore, en ayant épongé quelques dettes par ci, par là, on peut comprendre que vous avez envie que votre vie change. S’agirait-il donc de trouver un travail honnête et mal payé ? Pas vraiment, non. Il s’agit plutôt, grâce à un ami bien introduit, Eusébio le Gaucher, de kidnapper gentiment la fille de son patron, Isidro Padron, et de réclamer une rançon avant de la relâcher. Le plan simple et basique.

Sauf que…. le patron en question fraye avec la mafia, et ce n’est pas tout à fait la même chose d’enlever la fille d’un simple grand patron riche, et la fille d’un mafioso (autant employer le mot). Certes, il n’appellera pas la police. cependant, il a suffisamment de personnel à son service pour récupérer dans les meilleures conditions sa fille.

Diana, la fille de Don Isidro, est l’innocence incarnée. Cette jeune femme a beau travaillé dans l’entreprise de son père, elle a choisi de démarrer au bas de l’échelle et de gravir un à un les échelons. Elle n’est donc pas au courant de tout ce qui a servi à financer ses vacances, ses loisirs et ses études. Elle vit les prémices d’une belle histoire d’amour avec un jeune professeur de lycée cultivé, bien mieux que son ex que papa n’a guère apprécié – et elle non plus d’ailleurs, puisqu’elle a rompu. Fort heureusement, ses kidnappeurs n’ont pas l’intention de lui faire du mal, peur, oui – on n’a rien sans rien – mais du mal, non : ce sont des kidnappeurs honnêtes. On ne peut pas en dire autant de leurs adversaires.

Alors oui, cela va faire mal, très mal, parce que s »il est des personnes qui savent discuter sans trop s’énerver, ce n’est certainement pas à chercher du côté des hommes de main réquisitionnés pour l’occasion. Même si le Marquis et les siens se sont fourrés volontairement dans ce problème, ils n’ont fait que répondre à la violence qu’ils ont essuyé. Mention spéciale pour Félo le Foncedé, grand amateur de documentaires (si, si), que cette aventure va forcer à se dépasser.

Un roman que j’ai pris plaisir à lire, des anti-héros que j’ai eu peine à quitter : il est bon, parfois, d’aller jusqu’au bout de ses convictions.

7 réflexions sur “Les fleurs ne saignent pas d’Alexis Ravelo

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