Archive | 27 avril 2018

Au sorbier des oiseleurs de Jo Ann Van Haff

Présentation de l’éditeur :

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs…
Venez déguster un thé et des pâtisseries au Sorbier des Oiseleurs, l’endroit le plus prisé, et sûrement le plus magique, de tout Aucelaire…
Vous y ferez la connaissance de Ginie, une jeune femme brimée par les convictions religieuses d’une mère abusive et qui n’a connu l’amour qu’à travers les romans qu’elle lit en cachette au cœur de la forêt.
Vous y rencontrerez Tito, un bel Andalou mystérieux, de passage, même s’il semble être un habitué de la cité. Vous assisterez à leur rencontre et à la naissance de leur amour… un amour rendu impossible par bien plus que la distance qui les sépare.
Mais surtout, en ouvrant ce livre, vous plongerez dans le premier conte d’Aucelaire de Jo Ann von Haff, un conte qui vous emportera dans un monde unique, entre imaginaire et fantastique, saupoudré de mystère et de romance.

Merci à Netgalley et aux éditions MxM BookMark pour ce partenariat.

Mon avis :

Le sorbier des oiseleurs est un livre très troublant, parce qu’il ne vous emmène pas du tout là où vous le pensiez. Je pensais qu’il serait doux comme une pâtisserie, il était plutôt âpre comme du chocolat au poivre. Ginie est l’héroïne de ce roman. Elle vit dans une ville à la fois imaginaire et réelle, moderne et hors du temps, comme ce magnifique salon de thé du Sorbier des oiseleurs où elle se réfugie régulièrement. Rien de mieux qu’un salon de thé pour bien se porter. Ce salon est le seul refuge pour elle, mis à part le logement de sa meilleure amie. Le seul refuge parce que son lieu de travail est une zone sinistré, et que son logement est tenu par sa mère, que je ne qualifierai pas de bigote, non, mais de névrosée que la plus stricte des sectes ne saurait renier – sachant que sa place serait davantage en hôpital psychiatrique qu’en ville.
Il est des mystères dans ce roman, et tous ne seront pas levés, sans que cela gène véritablement la compréhension de l’intrigue. Nous en saurons suffisamment, nous serons finalement dans la même position que Ginie, qui découvre cet univers tout comme nous.
Je me suis demandée comment elle avait pu vivre aussi longtemps dans une telle situation et en supporter autant. Ce n’est pas une forme de masochisme, non, mais la manière de vivre d’une personne qui, finalement, n’a jamais rien connu d’autre – avant de s’en délivrer. J’ai beaucoup aimé le personnage de Tito et celui de Benita, sa mère, deux personnages prêts à tout pour les personnes qu’ils aiment – et tant pis pour les « lois ».
A découvrir.