Le temps des râteaux d’Hervé Mestron

Présentation de l’éditeur :

Édouard, boutonneux, en mal de filles, est accroc aux jeux vidéo. Obéissant au médecin qui lui prescrit de la marche à pied, Édouard va accepter un job de promeneur de chiens.

Mon avis : 

Tout d’abord, je tiens à remercier Fabienne Germain des éditions Zinedi pour ce partenariat, ou plutôt pour cette rencontre avec ce livre plutôt hors-norme.
Laissez-moi vous présenter Edouard, l’ado dans toute sa splendeur. Ce n’est pas tant qu’il est un geek, c’est plutôt qu’il est un « no life », un être quasiment asocial, qui consent néanmoins, entre deux parties de jeux video, à se rendre au lycée. Sa mère, qui l’élève seule, est désespérée. Elle prend donc conseil auprès d’un médecin, et commence, pour son fils, une thérapie radicale. Je dirai même plus : une thérapie canine radicale, avec option ablation de tout ce qui comporte un écran, de près ou de loin.
Je ne dirai pas que j’ai compati à la douleur d’Edouard, non, je dirai qu’elle m’a amusée – sans doute aussi parce que j’ai côtoyé moi-même des ados qui ont subi la même thérapie, avec même, pour certains, l’option canine. Oui, Edouard doit promener un chien, et pas n’importe lequel : une yorkshire de compétition, primée, pomponnée, un être dont il doit prendre grand soin et qui ne risque pas d’être trop difficile à promener.
Là, nous basculons légèrement dans le merveilleux, puisqu’Eouard se met à entendre Princesse parler. Impossible de se confier à qui que ce soit. Alors, que faire ? Suivre ses conseils avisés, à elle qui semble bien connaître la gent féminine ? Peut-être. Note : cette charmante Yorkshire connaît aussi très bien la gent masculine, quasiment une psy à quatre pattes. C’est dire aussi à quel point Edouard s’est isolé.
Pourtant, cette thérapie de choc lui permet de s’interroger un peu sur sa mère et sur sa famille – sa mère aussi est seule après tout. Et oui : Edouard est capable de s’intéresser à une autre personne qu’à lui, même si le ton reste toujours humoristique, décalé :
J’ai pris conscience qu’une mère ce n’était pas garanti à vie. ce n’était pas un poêle à bois.
Vous l’aurez compris, le temps des râteaux est un roman contemporain au ton décalé, qui nous parle autant des adolescents que de leurs parents.

Publicités

11 réflexions sur “Le temps des râteaux d’Hervé Mestron

  1. Pingback: [Challenge jeunesse / young adult #7] Bilan 8 – Muti et ses livres

  2. Pingback: [Challenge jeunesse / young adult #7] Bilan 9 – Muti et ses livres

  3. Pingback: [Challenge jeunesse / young adult #7] Bilan final – Muti et ses livres

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.