Archive | 6 avril 2018

Billet d’humeur futile (ou pas) : si je n’étais pas moi

Hier, j’ai passé la journée à Paris. Pas seule, non, avec collègues et élèves.

Si je n’avais pas été moi, j’aurai peut-être, le téléphone portable à la main, passer ma journée à poster tout ce que j’étais en train de faire.

Non. Cette journée, j’ai été occupée à la vivre, et ce que j’ai ressenti, ce qu’elle a contenu de très très positif et de gros contretemps n’a pas eu besoin, pour exister, que je poste constamment, pour prévenir les personnes que je connais que j’étais dans un car, que je déjeunais, ou que j’étais en train de goûter.

Je suis quelqu’un à l’épiderme sensible – et je ne parle pas de problèmes dermatologique – et la moindre remarque « à côté de la plaque » a le don de me faire bondir – tout le temps. Je ne vous épargnerai pas le traditionnel « tu en verras d’autres » parce que le présent me suffit, et imaginer pire pour plus tard ne rend certainement pas les soucis présents plus légers.

Ecrire sur un blog permet de dire ce que l’on veut, de réagir comme l’on veut, mais n’oblige en aucun cas à être différent de qui l’on est vraiment.

Il y aura probablement beaucoup d’articles dans les jours à venir. Ecrire n’empêche pas les soucis. Ne pas écrire non plus. Mais écrire fait tenir.