Archive | 15 mars 2018

J’déteste le français de Bernard Friot

Cher Bernard Friot

quand j’ai lu ce livre, je me suis dit : pas possible, vous avez dû rencontrer mes professeurs de collège ! La charmante professeur de français de votre héros m’a fait penser au mien – celui que j’avais en 4e, entendons-nous. Etait-ce une question de génération ? Lui aussi n’aimait pas Agatha Christie, et se refusait à ce qu’on lise un livre qu’il ne nous aurait pas conseillé, ou qu’il n’aurait pas approuvé. Oui, le jeune lecteur est incapable de trouver et choisir un livre par lui-même, c’est bien connu.

Je trouve l’idée du tournoi littéraire absolument… contemporaine. Oui, il est très à la mode de faire concourir ainsi nos jeunes collégiens pour prouver non pas qui aiment le plus lire mais qui a le mieux retenu le livre qu’il a lu. Félicitations aussi pour le choix des tee-shirt, particulièrement à la mode. Non, je ne parlerai presque pas de l’influence des sponsors sur les événements culturels : faire lire un candidat de télé-réalité, ce n’est pas assez télégénique.

Romain a bien de la chance d’avoir des camarades de classe aussi inventifs et une professeure, qui, malgré sa volonté de les transformer en chevalier boulimique de la lecture, est d’une incroyable naïveté. Oui, ce type de professeur existe aussi, j’en ai croisé ! Je retiens cependant l’idée, suggérée par les élèves, de préparer une embuscade et de bombarder les adversaires avec une encyclopédie. Un livre trouve toujours une utilité.

Merci monsieur Friot pour ce livre qui m’a rappelé des souvenirs.

NR,V.