Archive | 5 mars 2018

Mourir sur Seine de Michel Bussi

Editions des Falaises – 474 pages.

Quatrième de couverture (extrait) :

Un meurtre….huit millions de témoins.
Sixième jour de l’Armada. Un marin est retrouvé poignardé au beau milieu des quais de Rouen ! Quel tueur invisible a pu commettre ce crime impossible ? Quel étrange pacte semble lier des matelots du monde entier ? De quels trésors enfouis dans les méandres de la Seine sont-ils à la recherche ? Quel scandale dissimulent les autorités ?……

Mon avis :

J’ai cru que je n’allais pas aimer ce livre, et pourtant, je l’ai adoré.Une fois que je l’ai commencé, j’ai eu beaucoup de mal à le reposer. Certes, je lis beaucoup, mais tout de même ….
Ce qui m’a plu ? Le fait que l’auteur utilise ses connaissances en géographie, ou, tout simplement, ses connaissances sur la ville de Rouen pour écrire son livre. Non, parce que, la double sortie du Monoprix de Rouen, je l’ai découverte grâce à une amie – nous avions coupé par là pour nous rendre rue aux Ours, et son utilisation est bien trouvée.
J’ai aimé passé du temps sur les traces de Victor Hugo, mais aussi celles des pirates.
J’ai apprécié le commissaire Paturel, qui doit jongler entre ses obligations professionnelles et le soin à donner à ses enfants. Père divorcé, il râle contre « l’heure des mamans » à la garderie – les pères aussi ont le droit de travailler et de trouver les moyens de faire garder leurs enfants. Débordé, menacé parfois, ne comptez pas lui faire peur en lui promettant une retraite anticipée, il ne demanderait pas mieux ! Mention spéciale aussi pour le charmant profileur gothique qui vient donner un coup de main pour l’enquête. Vous avez dit choc des cultures ? Au moins lui fait le travail qui lui a été demandé, à sa manière, mais il le fait. Contrairement à un journaliste stagiaire dont le mépris pour la province, les journaux de province et les informations de province a au moins atteint la hauteur de la Tour Eiffel. Ce cher jeune homme est si méprisant qu’il en est presque amusant.
L’enquête nous plonge au coeur de l’Armada, et pour y être allée avec une amie (la même que j’ai déjà citée), j’ai revécu ces jours particuliers. Oui, l’Armada est une fête, et elle doit le rester – mention spéciale pour le magnifique Cuauhtémoc (le bateau star de l’Armada, ne l’oublions pas).
Mourir sur Seine est un roman déjà très réussi.