Le prince de Cochinchine de Jean-François Parot

Présentation de l’éditeur :

1787, Nicolas Le Floch de passage en Bretagne pour la naissance de son petit-fils retrouve son ami de jeunesse, Pigneau de Behaine, devenu évêque d’Adran. Ce dernier est venu discuter une alliance entre le roi de Cochinchine et Louis XVI. L’enquête du commissaire, pour meurtre, se trouve doublée d’affaires d’État où les intérêts du royaume sont fragilisés par les complots soutenus par la Triade.

Mon avis :

Nicolas Le Floch est quasiment en vacances. Si, c’est possible, même si ce n’est sans doute pas le terme à utiliser en 1787. Disons plutôt qu’il se repose sur ses terres, lui qui vient d’être grand-père d’un petit Nicolas. Il profite donc de ses terres bretonnes pour se faire tirer dessus – il peut remercier son fidèle chien, Pluton, pour sa survie. Zas ! Ce n’est que la première tentative de ce volume pour raccourcir la vie du commissaire.

Rappelé à Paris, de bien mystérieuses manières (non, ce n’est pas moi, c’est lui qui vous a rappelé en une partie de tennis aristocratique), il doit enquêter sur un meurtre et protéger son ami de jeunesse, Pigneau de Behaine, lui même tuteur du jeune héritier de Cochinchine.

Ce n’est pas que la révolte gronde en arrière-plan de l’intrigue, non, la révolte est déjà là. Nicolas est fidèle au roi, et garde pour lui ce qu’il ressent face à la reine et à « sa » cour. Les séquelles de l’affaire du collier sont bien présentes, et il paraît difficile de faire changer l’opinion publique. Nicolas n’oublie pas ses origines. Je ne parle pas de la noblesse, non, je parle des années qu’il a vécu alors qu’il n’était que Le Floch, et non Ranreuil. A cet égard, les propos échangés lors d’un dîner sont éclairants :

-Décidément, remarqua Julie, M. Bourdeau est un amateur avisé et un gourmet. Les Français sont un peuple étonnant qui parle de cuisine en mangeant. C’est preuve de leur bonne et heureuse nature.
– Ceux, murmura Nicolas, qui ont de quoi manger. 

Approcher du pouvoir laisse des traces, si ce n’est sur Nicolas, du moins sur d’autres personnes qui lui sont ou lui ont été proches. Il est difficile de concilier ses idéaux et ses actes, difficile, mais pas impossible. Comploter contre l’état n’est ni simple, ni simpliste, dans la conception de l’intrigue.  Chaque acte a ses conséquences, parfois très éloignées de ce que son auteur avait prévu.

Que deviendra Nicolas Le Floch et les siens dans les années à venir, comme se terminera cette série ?

 

4 réflexions sur “Le prince de Cochinchine de Jean-François Parot

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