Archive | 27 février 2018

Le mystère des dragons disparus de Liang Xiong

Mon résumé : 

Dans la famille Tulong, on est tueur de dragon de père en fils, et l’on commence à accompagner à la chasse dès le berceau ou presque ! Mais que se passerait-il si les dragons disparaissaient ?

Mon avis : 

Oui, nous sommes ici face à un album policier. Oui, je vous assure, cela existe. Nous voici face à la famille Tulong, une dynastie de tueur de dragons qui n’hésitent pas à se rendre dans les endroits les plus reculés, les plus bizarres pour déloger et exterminer les dragons. Une tradition familial, vous dis-je, un sacerdoce ! L’humour n’est pas absent… il suffit de voir quels contorsions ils doivent faire pour les trouver, ces dragons !

Et puis bien sûr, un jour, c’est un peu comme la pêche intensive, plus-de-dragon. Les dragons deviennent légendaires, exactement ce qu’ils sont maintenant, me direz-vous. Quelle poisse ! Les plus jeunes membres de la famille Tulong se mettent donc à la recherche des dragons…

J’ai été très sensible aux belles illustrations de cette album, aux coloris poudrés. Les dragons sont particulièrement soignés, et ne ressemblent pas du tout à ce que l’on pourrait s’imaginer. J’ai été sensible aussi au message délivré à la fin de l’album. Une oeuvre à faire découvrir.

 

A la claire fontaine – Agatha Raisin, tome 7 de MC Beaton

Mon résumé : 

Après ses noces ratées avec James, désormais très fuyant, Agatha déprime. Aussi accepte-t-elle un nouveau travail, pour promouvoir l’eau de sources d’Ancombe, petit village voisin. Las ! Un meurtre est commis. Chassez le naturel, il revient au galop : Agatha enquête.

Mon avis : 

Je ne pouvais laisser le mois du polar se terminer sans lire ce livre que j’ai reçu pour mon anniversaire. Agatha est de retour et elle déprime. James l’ignore, et quand il a fini de l’ignorer, il l’ignore toujours. Oui, tout est fini entre James et Agatha, et il tient à ce qu’Agatha le comprenne. Pendant ce temps, des hommes d’affaires londoniens entendent mettre en bouteille l’eau de la fontaine voisine et la commercialiser, déclenchant ainsi un conflit dans le petit village d’Ancombe. L’eau est à tout le monde ! Et même si la source provient d’une propriété privée, c’est bien au coeur du village que les habitants peuvent se procurer l’eau. Ils n’ont pas envie de voir des camions, même très tôt le matin, venir se servir. Ah, ces nouveaux habitants, ils ne comprennent rien aux villages anglais !

Bien sûr, Agatha se sent un peu visée par ces remarques. Sans les nouveaux habitants, les villages finiraient par se dépeupler. Les maisons ne seraient pas restaurées, les commerces mourraient. Peine perdue. Aussi accepte-t-elle de promouvoir cette nouvelle eau minérale, parce qu’elle reste une des meilleures dans le domaine de la publicité et parce qu’elle a bien compris que James ne veut plus la voir. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est un meurtre. Elle avait encore moins prévu de trouver elle-même le corps, ce qui devient franchement, pour elle, une habitude dont elle ne manquera pas de se faire brocarder.

La police enquête -heureusement. Tout n’est pas tout rose dans ces petits villages, et les gentils membres du conseil municipal d’Ancombe ne manquent pas de s’écharper mutuellement. Ne cherchez pas ! Aucun n’est réellement sympathique, tous ne pensent qu’à leur petite personne, ou bien ressassent des rancœurs anciennes pas vraiment digérées. Il n’en faut pas beaucoup pour que les langues se délient, ce qui ne veut pas dire que le coupable est facilement identifiable ! Même James, finalement, décide d’enquêter à son tour – sans Agatha.

Une petite satire du monde des médias prend place au coeur de l’intrigue – ou comment réussir à attirer des vedettes dans ce trou paumé qu’est Ancombe. Agatha n’a pas dit son dernier mot, même quand le pire survient. A vous de déterminer ce qui peut arriver de pire dans une fête organisée par Agatha.

Il reste bien sûr l’humour, qui fait que ce livre est une lecture agréable. Voici une citation qui m’a particulièrement plu :

« Si un cadavre avait été retrouvé au fond de mon jardin et que je recevais des lettres de menaces, je me ferais beaucoup de soucis, déclara Agatha.
— Ah, mais c’est parce que vous n’êtes pas d’ici. Les gens comme vous ne font jamais vraiment partie de la communauté. Nous autres gens de la campagne, nous sommes si proches de la terre et de la violence de la nature que cela nous endurcit.
— Nous autres citadins, nous sommes si proches de la violence des rues que la vigilance est pour nous une seconde nature », rétorqua Agatha.
Robina fit un geste oratoire, le verre à la main, et regarda Roy en haussant les sourcils. « Elle ne peut pas comprendre glissa-t-elle. »