Le crime était signé de Lionel Olivier.

Mon résumé :

Une jeune femme de seize ans est retrouvée assassinée dans le coffre d’une voiture, en région parisienne. Sa meilleure amie, chez qui elle devait séjourner, a disparu elle aussi. Est-il trop tard pour la retrouver vivante ?

Mon avis :

Je commencerai par les points positifs : ce livre est facile à lire. Les pages se tournent toute seule, le style est vivant avec des dialogues vifs. Les procédures sont bien intégrées dans le récit, précises sans alourdir ou ralentir le déroulement de l’enquête. Pas besoin de rappeler que l’on n’est pas dans une série télévisée, les analyses ne se font pas en deux temps, trois mouvements.
C’est là, à ce moment de ma chronique, que tout se gâte. Je n’ai pas réussi à visualiser un seul membre de l’équipe d’enquêteurs, j’ai d’ailleurs à peine retenu leur nom. Ce n’est pas qu’ils soient si compliqués que cela, c’est simplement que je n’ai pas senti qu’ils formaient une équipe. Ils ont beau être unis, ils ont beau passer des moments ensemble, j’ai tout de même l’impression qu’ils ignorent beaucoup de choses les uns des autres. Bien sûr, c’est possible, sans que je ressente cette impression de vide – voir Mehrlicht, qui reconnaître lui même dans De cauchemar et de feu, à quel point il s’est leurré sur ses adjoints !
L’enquête, maintenant. Elle partait bien, puis je constate que beaucoup de personnages sont laissés au bord de la route, des personnages que j’aurai bien voulu revoir, ne serait-ce que pour approfondir leur motivation. Je ne parle pas seulement du coupable, non, mais bien de tous ceux qui seront suspects ou qui seront simplement témoins. Certes, lors d’une vraie enquête, les policiers n’ont peut-être pas la possibilité de trop approfondir certains faits. Mais, en temps que lectrice, j’aurai vraiment aimé que le narrateur omniscient nous en dise un peu plus. Idem pour les victimes. Au risque de me répéter, là aussi, j’aurai aimé les connaître un peu mieux. Je ne parle pas non plus des motivations du coupable. J’ai eu l’impression que tous les ingrédients pour faire un bon roman policier étaient là, mais qu’il manquait du liant entre eux. J’ai eu aussi l’impression que certains ingrédients s’ajoutaient et que cela n’apportait rien à l’intrigue, un peu comme ce professeur qui enseigne la théorie du genre, en tombant comme un cheveu sur la soupe. Ou ce policier tragiquement marqué par une tragédie familiale. Même les moments où les policiers se retrouvent entre eux, pour « souffler » autour d’un bon repas m’ont semblé très artificiels.
Le crime était signé est un roman qui m’a laissé sur ma faim.

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10 réflexions sur “Le crime était signé de Lionel Olivier.

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  2. Il est temps que je mette les bouchées doubles pour ton mois, parce que là, j’ai à peine eu le temps d’ouvrir un livre ce long week-end !! Juste 40 pages ce matin, et levée à 6h pour arriver à lire 😀

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