Sans elle d’Amélie Antoine

Présentation de l’éditeur :

Il était une fois une famille heureuse et unie. Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient. Jusqu’à un soir de feu d’artifice où l’une d’elles se volatilise brutalement. Il était une fois deux fillettes inséparables. Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une. Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

Mon avis : 

Sans elle est indissociable d’avec elle, projet d’écriture mené à deux auteurs. J’ai choisi de commencer par ce texte, et de faire une pause avant la lecture du tome suivante. La raison ? La force ressentie à la lecture de ce volume.
Sans elle, c’est sans Jessica. Elle a disparu à l’âge de six ans, alors qu’elle accompagnait sa mère à un feu d’artifice. Le livre nous montre à quel point il est difficile pour Colline de grandir sans sa jumelle, sans savoir ce qu’elle est devenue. Surtout, Jessica avait une position dominante dans le couple de jumelles, n’aimant pas tel ou tel dessin animé, préférant tel ou tel jeu, et Colline découvre ce que c’est de pouvoir faire ce qu’elle aime sans les récriminations de sa soeur. Liberté illusoire. Colline s’efface peu à peu, tandis que Jessica prend toute la place par son absence. Colline, c’est celle que l’on ne voit pas, que l’on entend pas, dont on interprète un peu trop vite les gestes, le comportement, les désirs.
En cas de disparition d’enfants, nous voyons à la télévision des spécialistes de ce type d’événements nous expliquer d’un ton docte que le couple résiste rarement à de tels événements. Cette forme de sensationnalisme est dénoncée, à l’extrême fin du roman. Il est question aussi de ceux qui confondent les intuitions avec les preuves. Il est facile de récrire l’histoire après coup, avec une somme de petits faits anodins pris un à un, mais qui forment un sens aux yeux des enquêteurs. Là aussi, j’ai pensé à certaines affaires trop connues, qui ont aussi débouché et bien, sur tout sauf leur résolution : il est facile de faire de la mère la première, voire la seule et unique suspecte. Il est facile aussi de transformer des comportements altruistes en comportements suspects. Il est étonnant de devoir le rappeler : on peut réellement avoir envie d’aider son prochain.
L’écriture de ce roman est vraiment très prenante, il est très difficile de résister à la tentation de tourner les pages et de poursuivre la lecture. Un livre fort, réussi, que je ne peux que vous recommander.

Publicités

10 réflexions sur “Sans elle d’Amélie Antoine

  1. Pingback: Le mois du polar 2018, c’est parti et c’est ici ! | deslivresetsharon

  2. Pingback: Mois du polar février 2018, le bilan | deslivresetsharon

  3. Pingback: Mon bilan du challenge polar et thriller 2017/2018 | deslivresetsharon

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.