Archive | 26 janvier 2018

Yzé – tome 2 le projet ultima de Florent Marotta

Présentation de l’éditeur :

Yzé a détruit le palimpseste et les tensions entre Wicce sont à leur comble. Mais cette petite victoire sur Ashahell a un goût amer, celui de la perte d’êtres chers. Le mystère s’épaissit autour de la jeune femme. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi tous ces mensonges ? Les ennemis des Wicce s’agitent. Que prépare la Fraternité de la Lumière dont les membres multiplient les actions pour s’emparer d’une mystérieuse substance ? Et pendant ce temps, Ashahell fourbit ses armes pour se venger d’Yzé et enfin mettre la main sur elle.

Je remercie le forum Partage Lecture et Taurnada Editions pour ce partenariat.

Mon avis :

Je découvre Yzé avec ce tome 2, du coup j’ai apprécié le rappel du tome précédent en début d’ouvrage qui permet au lecteur de ne pas être perdu quand il se retrouve plongé dans l’action.

Je suis un peu particulière, j’ai toujours une préférence pour les « méchants ». Attention, pas le personnage manichéen dont le seul but est de s’opposer aux héros et de l’empêcher d’accomplir sa mission. Non, je parle de méchants qui tiennent la route, avec une forte personnalité, et un objectif qui lui est propre. Ashahell appartient à cette catégorie, il est prêt à tout (vraiment tout) et nous pouvons voir qu’il n’a pas de limites. Ses alliés sont eux aussi fortement caractérisés. Mention spéciale, à mes yeux, pour Velkin, que j’aimerai bien voir plus souvent, même si je dois être la seule à apprécier sa présence. Oui, ce sont des adversaires qui pèsent lourds pour Yzé.

Elle est pratiquement seule au début de ce tome, à peine remise de ce qui vient de se produire, entourée de Wicce qui ne sont pas forcément de son côté. D’ailleurs, pour continuer avec un récit qui n’est pas manichéen, tous les Wicce ne sont pas d’accord avec la direction à prendre pour lutter contre les Magis, encore moins sur le soutien à apporter à Yzé. Le danger a été là, bien réel, et il peut encore survenir. Yzé subit des épreuves qui en sont réellement, et non de petites choses dont il serait facile à surmonter. Astur, le chef du village, apparaît comme une figure paternelle pour Yzé, sans pour autant l’étouffer ou la surprotéger. Elle est jeune encore, elle a déjà beaucoup enduré, et ce n’est pas oublié dans la construction de l’intrigue, même si elle laisse peu de temps morts à la jeune fille. Yzé aura droit à son lot de surprise. La chronologie est certes linéaire, cela ne veut pas dire que les rebondissements ou les retournements de situation ne soient pas possibles.

J’ai envie de découvrir le troisième tome, afin de savoir comment se terminera cette lutte, et comment Yzé aura fait face aux dernières révélations.

Les travaux d’Apollon, tome 2 : la prophétie des ténèbres de Rick Riordan

Présentation de l’éditeur :

Sous la forme de Lester, un adolescent de 16 ans, Apollon cherche à comprendre pourquoi les oracles arrêtent de délivrer des prophéties. Il parcourt les Etats-Unis en compagnie des demi-dieux, affrontant des monstres féroces et des créatures indomptables.

Mon avis : 

Lire, c’est se faire plaisir. J’ai acheté ce livre à sa parution, le 4 octobre, mais je ne l’ai lu que maintenant, parce que la première tentative n’avait pas été aussi concluante que je l’espérais. Peut-être Apollon, dans la peau de Lester, poussait-il un peu trop de jérémiades, les aventures étaient un tantinet répétitives. Puis, Apollon a beau avoir beaucoup d’esprit, il n’est pas Percy Jackson – que j’aimerai bien retrouver, d’ailleurs, même si j’apprécie beaucoup Léo et Festus.

J’ai repris ce livre, parce que je n’ai pas apprécié onze romans de Rick Riordan pour ne pas aimer celui-ci. Il fallait simplement que ce soit un moment plus serein – sachant que les romans de Rick Riordan ne le sont pas tant que cela. Oui, nous sommes dans un monde divin. Les parents divins (ou diveux, comme dirait Meg) ne sont pas les meilleurs parents du monde. Ils ont une forte tendance à ne surtout pas s’occuper de leurs enfants, à ne pas tenir leurs promesses, et à ne pas entendre ceux qui les appellent au secours. Apollon/Lester se prend, dans ce second tome, encore un peu de ses insuffisances dans la figure. Pourtant, il commence – un peu – à comprendre qu’il a commis des erreurs. Il commence à se dire que l’on peut choisir et aimer vivre une vie qui n’est pas celle d’un dieu. Il ne parle pas encore pour lui, il ne faut pas exagérer, et Jupiter lui donnerait un accès express pour l’Olympe qu’il ne le refuserait pas. Cependant, il s’intéresse aux personnes qui l’entourent, il essaie de les protéger, et n’hésite pas à accorder une seconde chance. Je suis la première à dire qu’on a le droit à l’erreur, le tout est de savoir la reconnaître.

C’est un véritable bestiaire que nous fait découvrir l’auteur, en plus des habituels adjuvants des membres de la colonie (romaine ou grecque, peu importe – et je regrette toujours certains absents). Nous découvrons de redoutables autruches de combats, une sympathique éléphante, et surtout un couple de griffon sur le point de devenir parents. Non, je ne dévoile pas tant que cela l’intrigue, il suffit, aussi, de regarder la couverture.

Le tome 3 The Burning Maze paraîtrai en anglais en 2018. J’attendrai sa traduction française (en octobre 2018 ?) pour voir si Apollon continue à s’assagir.