Archive | 20 janvier 2018

L’atelier des souvenirs d’Anne Idoux-Thivet

Présentation de l’éditeur :

Lorsqu’elle hérite de la maison de sa grand-mère dans la Meuse, Alice décide de quitter sa vie de thésarde parisienne qui ne mène nulle part et de s’installer à la campagne. Elle se lance alors dans l’animation d’ateliers d’écriture dans deux maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Élisabeth, Georges, Lucien… les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres. Au fil des séances d’écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé et s’attachent à la jeune femme, dont ils devinent la solitude. Bien décidée à lui redonner le sourire, la joyeuse bande de seniors se donne pour mission de l’aider à trouver l’amour !

Merci à Netgalley et aux éditions Michel Laffon pour ce partenariat.

Mon avis : 

Si vous cherchez, en cette rentrée littéraire d’hiver, un livre feel good, ce roman est fait pour vous ! Pourtant, il parle de thèmes qui ne sont pas forcément réjouissants. Prenez Alice, l’héroïne. Elle a beau être titulaire d’un doctorat, elle est chômeuse, et en vient à devenir auto-entrepreneuse afin de gagner sa vie. Initiative louable, me direz-vous, puisque son atelier d’écriture n’est pas l’activité la plus simple à mettre en place. Ses premiers membres ? Les résidents de deux maisons de retraite, qui vont écrire, finalement, leurs souvenirs.

Oui, situer l’action dans une maison de retraite, c’est aborder le thème de la fin de vie, la perte de l’autonomie et, au bout de la route, la mort. Pourtant, même si ces thèmes sont graves, ils font partie de la vie, et sont très souvent passés sous silence. Surtout, ces seniors, ces personnes âgées (choisissez les termes que vous voulez) ne manquent ni d’initiative ni d’une certaine énergie. Elles ont beaucoup de choses à dire, à partager, pour peu qu’on veuille bien les écouter. J’ai aussi beaucoup aimé l’atelier qui les unit aux enfants d’école primaire – sans doute parce que j’ai assisté à un tel projet voici quelques années, et que j’ai vu à quel point cela pouvait être intéressant – comme dans le roman.

La fin reste ouverte, après quelques situations rocambolesques, et d’autres très réalistes. Pourquoi ne l’écririez-vous pas ?