La nuit du nouveau monde d’Yves Corver

Présentation de l’éditeur : 

Un trader assassiné en direct à la télévision. Un massacre à l’arme blanche en public à Londres. Une école coranique détruite par un attentat dans le quartier musulman de Créteil. En 2023, en pleine crise économique et sociale, les actes sanglants se multiplient. La cohabitation de la population avec les « élites » semble devenue impossible. Le commissaire Portal et Estelle De Jong, d’Europol, soupçonnent que les apparences sont trompeuses. Et si ces actes violents n’étaient qu?une opération de manipulation ? L’objectif des terroristes semble être de préparer les populations d’Europe à l’arrivée d’un gouvernement central autoritaire. Une véritable révolution dont l’issue pourrait être terrible

Merci au forum Partage-Lecture pour ce partenariat.

Mon avis  :

Tout va bien, oui, tout va bien comme le dirait un rappeur français. Les élites vivent retranchés dans des quartiers ultras-sécurisés, et préparent activement leur fuite – bien plus efficace qu’une évasion fiscale – vers des paradis ensoleillés où ils auront le plaisir d’être entre eux.
Ce roman est la suite immédiate de Genèse de l’enfer et le climat est encore plus explosif que dans ce premier volume. Les conflits éclatent de toute part, conflit entre communauté religieuse, qui entraînent de profonds clivages dans la société – et des situations à la cruelle absurdité. On a beau se dire que cela n’existe pas, on ne peut pas s’empêcher de penser qu’il ne faudrait pas grand chose pour que cela soit possible, et cette possibilité n’est pas réjouissante. Et, quand on détient le pouvoir, quand on a la main mise sur l’information, les réseaux sociaux, il est facile de tirer partie de ces événements pour amener les gens là où l’on veut les mener.
Entrer en résistance est possible – bien plus difficile que de suivre le troupeau, bien plus dangereux aussi, dans des pays d’Europe où l’obsession sécuritaire entraîne des surveillances continuelles, des suspicions pour pas grand chose – simplement parce que l’on refuse d’accepter ce que l’on veut leur faire gober. Certains ont le courage de le faire – et je fais le parallèle entre ceux qui s’engagent pour retrouver plus de liberté, pour pouvoir être véritablement informés,pour vivre ensemble, finalement, contre ceux qui s’engagent pour rester encore plus entre soi.
Au coeur de ce second tome, l’on retrouve Stéphane Larieux, que les événements du premier tome ont amené à repenser sa vie. Rien n’est simple, cependant, même quand on est « du bon côté des choses ».
Alors oui, ce livre est un roman d’anticipation, pas un essai, mais il inquiète parce qu’il contient des éléments déjà en germes dans notre société actuelle et qui ne demanderait qu’à s’épanouir. Il inquiète parce qu’il est particulièrement addictif : le lecteur a vraiment envie de savoir jusqu’où certains sont capables d’aller.

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