Genèse de l’enfer d’Yves Corver

Présentation de l’éditeur :

Samedi 5 juin 2027, Ibiza. Douze mille personnes rassemblées sur le plus grand dance floor de la planète. Trois heures du matin, au plus fort de la fête, c est l’explosion ! Un attentat parmi d’autres dans un contexte tendu où le danger et la violence sont à leur paroxysme. Impuissantes à contenir cette menace grandissante, les élites ne voient plus d’autre solution que la fuite. Une vaste opération mondiale est alors déclenchée. Stéphane Larieux, détective privé, et son ex-femme, commissaire divisionnaire de la section antiterroriste d’Europol vont conjuguer tous leurs talents dans cette enquête aux dimensions internationales. Ils ignorent qu’ils viennent de prendre un aller simple pour l’enfer !

Merci au forum Partage-Lecture pour ce partenariat.

Mon avis :

Nous sommes en 2027 – polar d’anticipation, mais pas de science-fiction, parce que ce qui est raconté est très (trop ?) crédible et pourrait survenir si l’on n’y prenait pas garde. Les riches sont très riches, très protégés, les pauvres sont … ailleurs, loin, parqués en banlieue, eux qui ne peuvent accéder aux lieux dans lesquels vivent les privilégiés. Ceux-ci sont très protégés, par la police, bien entendu, mais surtout par des sociétés privées qui font leur beurre des peurs savamment entretenues par les médias. On n’est jamais si bien qu’entre soi, n’est-ce pas ? Ce n’est pas une montée en puissance du communautarisme que nous montre le roman, non, c’est le résultat d’un communautarisme bien installé.
Autant dire qu’Estelle De Jong, commissaire divisionnaire de son état, est constamment débordée, tout en s’inquiétant pour sa petite fille – née du bon côté des choses. Son ex-mari est lui aussi très investi dans la sécurité, il s’est même enrichi en protégeant tout ceux qui avaient suffisamment d’argent pour se le permettre, loin bien loin de ses idéaux de jeunesse. Mais, au fil de ses missions, son passé, sa jeunesse, pourraient bien se rappeler à lui.
Ce qui m’a frappé est que les arts n’ont pas de place dans cette société. Je ne parle même pas d’humoristes. Non, on ne rit plus, on ne chante plus, on joue à peine dans cette société ultra-sécurisée. Je ne parle pas, bien sûr, des très riches boursicoteurs qui jouent des sommes folles dans des cercles de jeu très fermés, cela n’est pas réellement jouer L’information est verrouillée, ne filtre que ce que les autorités veulent bien laisser filtrer. Informer réellement, sans entretenir les peurs, demande du courage, presque de la témérité.
Le rythme du récit est très soutenu, ce qui fait qu’en dépit du nombre de pages, l’on progresse rapidement dans la lecture du roman. Bien sûr, l’on peut se dire aussi que les personnages sont un peu manichéens, et la fin un peu …abrupte. Cependant, le but, celui de bousculer le lecteur avec cet avenir possible est bien atteint.

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Une réflexion sur “Genèse de l’enfer d’Yves Corver

  1. Pingback: Bilan du challenge polar et thriller – janvier 2018 | deslivresetsharon

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