Journal d’un louveteau garou – 18 novembre 2017

Cher journal
figure-toi, même si cela paraît incroyable, qu’il m’arrive, parfois, d’oublier à quel point mon frère peut être pénible. Je regarde en arrière, et je constate qu’il n’a pas changé depuis son entrée au pensionnat. Non, il n’a pas fait grand chose de particulier : bavarder à outrance, embêter les louvetelles, tenter de tricher sur son voisin. De l’ordinaire, pas de super.
L’infirmerie ne désemplit pas, à croire qu’il y a une épidémie. Un petit 6e s’est brûlé la patte à la cantine, on cherche encore comment – le même qui s’était blessé à l’atelier théâtre. Je vous passe sous silence les saignements de nez inloupinés, des claquages musculaires et autres foulures du poignet. Qui nous a fait une jeune génération aussi maladroite ? La meute est mal barrée, moi, je vous le dis !
Et encore, vous ne savez pas tout : certains professeurs ont suggéré que l’on achète des dragons pour faciliter les déplacements des professeurs. Et cramer les louveteaux en retard en cours.
Il est des jours où l’on voudrait rester couché.
Cher journal, je te laisse, je crains que Valère n’ait encore fait des bêtises.
Anatole Sganou 3e Bleu.

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