Archive | 5 octobre 2017

Mato Grosso de Ian Manook

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Mon avis :

Je tiens à remercier Babelio et les éditions Albin Michel pour m’avoir permis de découvrir ce livre en avant-première.
Bien que fan de Yeruldelgger, j’ai eu du mal à entrer dans ce livre – qui n’est pas une aventure de Yeruldegger, bien sûr. L’une des raisons est que l’action se passe au Brésil, et j’ai beaucoup de mal avec le climat, les paysages d’Amérique du Sud.
Roman policier ? Non, roman noir et mise en abîme. Le personnage principal est un auteur de roman policier qui s’est inspiré de faits trop réels pour écrire son oeuvre à succès. Il n’est pas le seul à puiser son inspiration dans le réel. IL se retrouve face à l’un des hommes dont il a mis en scène la vie dans son roman. Ou comment votre création littéraire vous demande des comptes.
Ce roman me fait penser à un exercice de style, avec le récit enchâssé, l’auteur/narrateur/personnage principal et lecteur, réhabilitant ainsi la lecture à voix haute comme re-création littéraire. Je n’ai garde d’oublier aussi ces questionnements, ces analyses – ou l’auteur sommé de rendre des comptes sur la manière de créer, de (dé)valoriser ses personnages.
Du coup, je me rends compte que j’ai à peine parler du sujet du livre : un meurtre sous fond de passion, de trafic dans un Brésil où l’amour ne cesse de se mêler à la violence. Un pays où les aventuriers peuvent tenter leur chance, tout perdre, tout regagner. La vengeance est l’un des maître-mots. Combien de temps peut-on mettre pour se venger ? Trente ans, répondront certains.
Même si je n’ai pas apprécier ce livre autant que je l’aurai aimé, je pense qu’il plaira aux amateurs de romans noirs et d’aventure.

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