Le meurtre d’O’Doul Bridge de Florent Marotta

Quatrième de couverture : 

San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite. C’est dans cette ville de l’Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Mais le voilà mêlé au meurtre d’un notable. Au moment de mourir, l’homme a composé un numéro, le sien. Alors la tourmente l’emporte. Réveillant les douleurs du passé.

Merci au forum Partage-Lecture et aux éditions Taurnada pour ce partenariat.

Mon avis : 

Michael est coach, pas un coach sportif, non, plutôt un coach mental, qui aide ses clients à reprendre leur vie en main. Fait important : il ne les leurre pas avec de beaux discours, il les met face à leur problème, leur contradiction, et cette manière de faire son métier ne plaît pas à tout le monde (« collègues » y compris). Cette méthode, qui lui assure un certain succès (et une émission de radio) a tout à voir avec le passé de Michael. Il doit vivre avec ce qui s’est passé en France, ce qui l’a éloigné de sa famille, avec cette blessure dont nous connaîtrons l’origine au fur et à mesure du récit.  On emporte toujours son passé avec soi.
Le présent se complique quand son dernier client en date est assassiné. La police interroge le french coach, la veuve interroge le french coach à son tour (beaucoup d’argent = beaucoup de pouvoir) et le french coach s’interroge parce que l’enquête n’est pas un modèle du genre – ou plutôt du genre « ne cherchons surtout pas trop loin ». Michael Bellanger va donc enquêter – à nouveau. Il va aussi renouer avec sa fille Karine, qui est venue lui rendre visite aux Etats-Unis. Il lui faudra concilier les deux. Comme les chiens ne font pas des chats, sa fille s’interroge sur les motivations de son père, et en cherche la cause dans ce passé qui l’a conduit à s’exiler. Elle s’interroge aussi sur Kim, call-girl, étudiante et assistante de son père – presque son coach personnel finalement.
Au cours de ses recherches, Michael croisera une galerie de personnages haut en couleur, qu’ils soient déterminés à lui nuire ou à l’aider. Mention spécial pour un journaliste particulièrement précautionneux, Milgram : c’est le prix à payer quand on veut vraiment faire éclater la vérité. Tout comme il est impossible de prendre son temps : cette enquête est aussi une course contre la montre, pour qu’elle ne soit pas définitivement enterrée. Mention spéciale pour la couverture, particulièrement bien adaptée au récit.
J’ai parfois pensé aux romans d’Harlan Coben en lisant ce roman, en ce qui concerne son rythme ou les caractères très marqués, hors normes de certains personnages – et pas seulement parce que le french coach a les mêmes initiales que Myron Bolitar. D’ailleurs, j’ai bien l’impression que l’on reverra Michael Bellanger pour d’autres séances de « coaching ».

 

 

 

 

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4 réflexions sur “Le meurtre d’O’Doul Bridge de Florent Marotta

  1. Pingback: Le meurtre d’O’Doul Bridge – Florent Marotta – les cibles d'une lectrice "à visée"

  2. Pingback: Bilan n°3 du challenge Polar et Thriller – octobre 2017 | deslivresetsharon

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