Archive | 31 août 2017

L’ascension du Mont Blanc de Ludovic Escande

Présentation de l’éditeur :
Quand Jean-Christophe Rufin et Sylvain Tesson emmènent un éditeur sujet au vertige à 4800 mètres d’altitude…
Éditeur parisien, Ludovic Escande est plus habitué aux salons littéraires qu’aux bivouacs en haute montagne. Un soir, il confie à son ami Sylvain Tesson qu’il traverse une période difficile, l’écrivain lui lance : « Mon cher Ludovic, on va t’emmener au sommet du mont Blanc ! ».
Il n’a jamais pratiqué l’alpinisme et souffre du vertige. Pourtant il accepte, sans réfléchir. S’il veut atteindre le toit de l’Europe, il devra affronter les glaciers à pic, les parois vertigineuses, la haute altitude et le manque d’oxygène. La voie que lui font emprunter Sylvain Tesson et Jean-Christophe Rufin est périlleuse pour un débutant. Mais c’est le plus court chemin pour retrouver goût au bonheur.
Avec sincérité et humour, Ludovic Escande raconte cette folle ascension qui est aussi et surtout une formidable aventure amicale, littéraire et spirituelle.

Merci à Allary édition, à son attachée de presse et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Ami lecteur, si tu es quelqu’un de très raisonnable, adepte de livre feel good bio, ce livre n’est pas fait pour toi. En revanche, si tu n’es pas contre une expérience hors norme, pas du tout raisonnable, laissez-vous entraîner.
Au début de ce récit, Ludovic se remet à peine – ou plutôt, ne se remet pas vraiment de son divorce. Il est littéralement au bord du gouffre. Alors, que vont faire ses amis pour l’aider ? Quoi de mieux qu’atteindre les sommets ? Et d’affronter son vertige – un point commun entre moi et l’auteur, si ce n’est que je ne me surpasserai jamais comme lui.
Nous avons le récit de son entraînement, rigoureux à sa manière mais pas conventionnel – et la désapprobation de la faculté de médecine n’y changera rien, elle qui appelle à une ascèse totale. Non, l’auteur n’ira pas jusqu’à tout supprimer, et ce n’est pas Sylvain Tesson qui le lui demandera. Je ne vous cache pas que c’est son nom qui m’a donné envie de lire ce livre.
Bien sûr, nous avons aussi le récit de l’ascension, sans aucun temps mort. Ce livre nous raconte l’urgence de vivre, l’urgence de ce donner un but et d’y parvenir. Il montre aussi la sûreté, la sérénité en la personne de Jean-Christophe Rufin – l’exacte opposé de Sylvain Tesson.
Un livre à lire, pour montrer que l’aventure reste à porter de main aujourd’hui.