Archive | 17 août 2017

Maudit printemps d’Antonio Manzini

édition Denoël – 292 pages.

Mon résumé : 

Un accident de voiture, voici la nouvelle enquête de Rocco Schiavone, en exil depuis neuf mois dans la vallée d’Aoste. Seulement, la requête d’une jeune fille, divers éléments le mènent sur les traces d’une affaire bien plus sordide.

Mon avis : 

Couvre-toi, prends une aspirine et monte sur la moto !

Le moins que je puisse dire est que Rocco Schiavone ne s’embarrasse pas de précautions oratoires pour donner ses ordres – et encore, j’ai choisi une citation dans laquelle il est de bonne humeur. Le sous-préfet Schiavone, c’est un homme brut de décoffrage, qui ne supporte pas les ennuis susceptibles de gâcher encore plus sa journée qu’elle ne l’est déjà. Il supporte encore moins les injustices et c’est pour cette raison qu’il ferme les yeux sur certaines choses : ne comptez pas sur lui pour dénoncer les clandestins qu’il a débusqué par hasard. Par contre, comptez sur lui pour perdre le sommeil – et le faire perdre aux policiers qui sont sous ses ordres afin de faire toute la lumière sur la disparition d’une toute jeune femme, Chiara.

Tout en oeuvre, cela signifie que ce sous-préfet utilise pour la sauver – oui, en cas d’enlèvement, ce que ses parents refusent à admettre, leurs cernes, leur nervosité parlent pour eux, il est encore possible de sauver la victime – sont bien plus proches des techniques des malfrats que des techniques des policiers. A l’époque d’internet, les méthodes artisanales sont parfois les meilleures. Après tout, il est des personnes qui excellent à faire disparaître le plus possibles leurs traces.

Nous sommes en Italie, oui, nous sommes surtout dans différentes régions italiennes, avec leurs accents, leurs coutumes. Nous sommes loin de Rome, chère au coeur de Schiavone pour moultes raisons. Rome viendra jusqu’à lui, et le passé aussi. Ce n’est pas tout à faire la dolce vita, nous en sommes même loin, l’auteur nous donne à voir les laissez-pour-compte de l’Italie, ceux qui tentent de s’en sortir, ceux qui n’y parviennent pas parce que tout ne va pas bien au coeur de l’Europe.

Une série dont je ne me lasse pas.

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