Archive | 3 août 2017

Sept jours pour survivre pour Nathalie Bernard

Présentation de l’éditeur :

Nita, une adolescente amérindienne est kidnappée à Montréal et se réveille dans une cabane perdue au cœur de la foret canadienne enneigée. Qui l’a emmenée ici et pourquoi ? une chose est sûre : c’est seule qu’elle devra affronter les pires prédateurs. Du côté des enquèteurs , les indices sont rares. Une course contre la montre s’engage. Nita a sept jours pour survivre.
Un thriller glaçant!!

Mon avis :

Un très bon polar, qui est au départ destiné aux adolescents, mais qui est surtout hautement recommandable pour tout lecteur aimant les romans policiers. Il est impossible de le lâcher (j’en ai fait l’expérience avant-hier soir) : je voulais absolument savoir ce qui arriverait à Nita. Nous savons dès le titre combien de temps durera l’action, nous ne savons pas comment cela se déroulera. Je peux dire simplement que cela ne se passe pas du tout comme on aurait pu s’y attendre, et que le lecteur en saura parfois plus que les enquêteurs.
En effet, nous avons deux points de vue dans ce roman, celui de la jeune fille et celui des enquêteurs. Ceux-ci sont fortement campés, ils n’ont pas peur d’en faire trop, d’être jusqu’au-boutiste pour mener à bien leur enquête. Se faire des amis, être bien vus de leur supérieur n’est pas leur priorité. Tout comme pour d’autres, la disparition d’une amérindienne n’est pas une priorité, bien qu’elle ne finisse pas nécessairement par réapparaître en vie et en bonne santé.
Nous n’aurons pas le point de vue du kidnappeur, ce qui est pourtant à la mode (et pas forcément réussi) dans maints romans policiers. Pas la peine : nous le voyons à travers les yeux de Nita et cela ne donne pas envie de connaître ses motivations. Elles seront élucidées, pourtant, par les enquêteurs. Elles sont résumées, en une phrase saisissante, par Nita, toujours.  Un lourd travail serait à faire pour les empêcher, mais est-on prêt à le faire, là est la question.
J’ai pensé à l’écriture d’Arnaldur Indridason en lisant ce roman, et pas seulement parce que l’action se passe au Canada, parce que nous avons le froid, la neige et les disparitions. L’auteure ne garde que l’essentiel dans son roman. Nita doit survivre, les enquêteurs doivent la retrouver : pas de place pour le superflu.
Une lectture coup de coeur.

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