Archive | 30 juillet 2017

Le grand livre de l’horreur : dans le château de Dracula


Présentation de l’éditeur :

Avec Virgile, voyage au cœur des plus grandes histoires d’épouvante de tous les temps !
Virgile est un véritable spécialiste des histoires d’horreur. Alors, quand une brocanteuse lui offre un mystérieux ouvrage intitulé Le Grand Livre de l’Horreur, il est fou de joie. Mais à peine a-t-il commencé sa lecture qu’il se retrouve transporté dans le château du plus célèbre des vampires : celui du comte Dracula !

Mon avis : 

Avant de commencer cet avis, je voudrai afficher cet avertissement venant d’un des personnages principaux de ce roman : « Aucun lapin n’aime qu’on lui tripote le pompon. » Maintenant que c’est dit, nous pouvons commencer.
Virgile est un adolescent un peu différent des autres : il n’aime que tout ce qui est lié à l’horreur. Ne porte-t-il pas un tee-shirt « Plus beau zombie de la terre »? Certes, cela ne facilite pas l’amitié, du moins dans l’établissement où il est, parce que, là où j’enseigne, je pourrai lui présenter quelques futurs copains ! Cependant, sa solitude inquiète ses parents, qui l’ont inscrit à plusieurs activités extra-scolaires, successivement, dans l’espoir qu’il se fasse des amis : peine perdue. Virgile en convient : s’il changeait … Mais (je cite) : « Il n’était de toute façon pas très sûr de vouloir d’amis qui ne l’aimera
ient que s’il changeait ses goûts et sa personnalité », p. 8. Ses seuls vrais amis, mis à part son lapin, sont donc les livres. Et quel bonheur pour lui quand il acquiert, auprès d’une charmante vieille dame, le grand livre de l’horreur. Et quelle surprise, quand il se retrouve au coeur du château de Dracula, avec Pollop, son lapin blanc. Que vous ayez lu Dracula ou pas, peu importe : le roman s’intéresse à une partie qui ne nous est pas contée, à savoir l’évasion de Jonathan Harker de l’antre du vampire – très réaliste, soit dit en passant, pas du tout le genre à briller au soleil. Et oui, l’ensemble reste donc crédible, les trois épouses de Dracula ne sont pas oubliées, pas plus que les capacités surnaturelles du comte ou son peu de goût pour l’ail. Les bonnes vieilles recettes sont les meilleures.
Ce livre est plaisant à lire, les illustrations sont réussies – mention spéciale pour la couverture.
A découvrir si vous n’êtes pas allergique aux vampires ou aux lapins. Vous passerez un très bon moment de lecture.

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Cauchemar dans les Cotes de nuits de Jean-Pierre Alaux et Noël Balen

Présentation de l’éditeur :

La Bourgogne va accueillir Benjamin Cooker avec faste. Entre Beaune la charitable et Dijon la conquérante, sous les arcades éternelles de l’abbaye de Cîteaux ou dans les ruelles paisibles de Nuits-Saint-Georges, notre brillant œnologue bordelais retrouve avec bonheur une terre vigneronne qu’il aime et respecte.
Il aurait pu passer un séjour de rêve si certains réveils n’avaient été aussi troublés et troublants. Qui peut donc rôder ainsi et hanter les esprits autour du château; du Clos de Vougeot ?
Que peuvent bien signifier ces messages venus d’un autre âge ? Faut-il que le sang coule pour aiguiser la mémoire des hommes ?
Cooker cherche à donner un sens à une étrange histoire qui semble remonter à la nuit des temps et qui pourrait presque lui faire perdre son latin…

Petite précision : 

Entre la lecture de ce livre et l’écriture d’une journée, j’ai appris une nouvelle pas très bonne. Comme quoi, il suffit d’une journée pour que…. badaboum. Alors je sens que je vais me lâcher encore plus que d’habitude en écrivant. Du moins, je l’espère.

Mon avis :

Bonjour. Vous vous appeler Benjamin Cooker et vous passez un magnifique séjour dans une magnifique région de France : la Bourgogne. Vous appréciez les vignes, et pas seulement les productions : les bourguignons savent tirer partie des  terres, sans ostentation. Vous avez même l’occasion de vous rendre dans un monastère pour retrouver un ami moine, qui n’est pourtant pas coupé de ce qui se passe en dehors de la clôture. Oui, tout irait presque bien dans ce volume, j’aurai simplement lu la vie quotidienne d’un oenologue connu dans une région que j’ai eu le plaisir de découvrir voici une dizaine d’années, si ce n’est que quelqu’un tague les murs avec des citations tirées d’un psaume. Les deux faits semblent incompatibles, les graffeurs usent rarement du latin, et encore moins de la Bible. Non, Benjamin Cooker ne mène pas l’enquête, il se questionne, et la réalité le rattrape, en pleine nuit. La province n’est pas exempte de violence ou de misère sociale.
J’ai passé un très agréable moment en compagnie de Benjamin Cooker et de son ami frère Clément. Je terminerai par cette citation, concernant un oiseau dont j’ai pourtant une phobie certaine :
– Les ignorants croyaient qu’elle [la chouette] portait malheur parce qu’elle ne sort que la nuit. Mais vivre dans l’obscurité aiguise la faculté d’appréhender l’inconnu, de mener à bien une réflexion qui vainc les ténèbres. D’une certaine façon, c’est mettre son expérience, sa culture et sa pensée au service de la sagesse.