Archive | 3 juillet 2017

Journal d’un louveteau garou – 2 juillet 2017

Cher journal
De deux maux, il faut choisir le moindre, et c’est ce que j’ai fait : pour le bal de fin d’année, je me suis porté volontaire avec Mathieu (qui est tout de même resté mon meilleur ami) pour tenir le vestiaire. Ce poste ne présente que des avantages :
– aucune obligation de danser (j’ai quelques souvenirs embarrassants des années précédentes) ;
– la musique vous parvient de manière atténuée ;
– la pièce transformée en vestiaire est spacieuse et lumineuse ;
– je peux papoter avec Mathieu ;
– nous avons des provisions pour tenir un siège puisque nous rendons un grand service à la communauté lupine.
Bien sûr, il y a des impondérables, comme Emy qui arrive et constate « que mon frère tenait vachement mieux ce vestiaire, ça avait plus de gueule ! » Je lui ai immédiatement proposé qu’il vienne nous donner un coup de patte, ce cher grand frère si bien organisé ! A l’heure où j’écris, j’attends toujours la réponse.
Autre impondérable : ceux qui recherchent un (petit) copain ou une (petite) copine inopinément disparu(e). Non, nous ne planquons personne sous les manteaux, tout simplement parce que personne ne vient à une boum pour se planquer. Alors, non, Judith, nous n’avons pas Sacha ici, non, même s’il est grand, nous ne pouvons pas l’apercevoir, mais promis, si nous lui mettons la patte dessus, nous te prévenons.
– Tiens ! s’exclama Mathieu. Je ne savais pas qu’Atticus et Maria étaient en couple. Il a l’air mordu.
– Tu peux le dire, elle l’a salement amoché en début d’année, il a fallu l’évacuer à l’infirmerie.
– Clémentine et Emile ensemble, c’est marrant !
– Oui, si ce n’est qu’ils ont perdu tous les deux leurs lunettes. Je me demande aussi pourquoi Servan et Victor ont grimpé sur un des piliers du hall. Cela fait dix minutes qu’ils sont sur leur perchoir.
– Peut-être ne peuvent-ils pas redescendre ?
A vrai dire, vu les louvetelles qui les attendaient au pied des piliers… On pouvait les comprendre.
– Les carottes contiennent de l’énergie ! Salsifis danse depuis plus de trois heures trente !
– A la place de Charlotte (notre infirmière), je lui ferai un petit contrôle anti-dopage.
Bref, on peut être à un bal, ne pas y participer véritablement, et ne pas s’ennuyer.
@bientôt
Anatole Sganou, 3e Bleu.