Archive | 2 février 2017

Caviar et nuit blanches de John Erich Nielsen

Présentation de l’éditeur :

Quand la mort surgit dans les eaux glacées du Pacifique, la croisière de rêve se transforme en un terrible cauchemar ! Le prospectus de l’agence était alléchant : Embarquez pour une croisière de rêve au large de la Terre de Feu. Naviguez une semaine dans le sillage des baleines bleues. Partez à la découverte d’icebergs aux proportions gigantesques. Du caviar pour les yeux… Comment résister ? Mais voilà… Depuis notre départ, la réalité s’avère bien différente. Avec l’été austral, le soleil ne se couche jamais. Je n’ai pas fermé l’oeil depuis trois jours. Hier, j’ai bien failli mourir gelé dans une tempête. « Un accident », m’a expliqué le capitaine. Enfin, ce matin, un passager allemand est décédé dans sa cabine. Décidément, le caviar promis me reste sur l’estomac. Une malédiction semble s’acharner sur le navire. A moins qu’il ne s’agisse de tout autre chose…

Mon avis :

Encore un enquêteur qui n’aurait pas dû partir en vacances ! Pourtant, l’année précédente, il avait déjà eu des vacances mouvementées, et pas seulement parce qu’il faisait de la randonnée. Aussi, sa tante a -t-elle pris des précautions : une croisière – et des icebergs. Et des russes, comme si cela ne suffisait pas.
Tout allait pourtant presque bien dans cette croisière, n’étaient les disputes entre russes et ukrainiens dont les activités sont assez douteuses. Tout allait encore mieux quand l’excursion à laquelle notre enquêteur écossais participe tourne mal – une habitude pour lui. Tout enquêteur devrait se souvenir que les seules vacances valables doivent se passer dans leur canapé ou dans leur sofa.
Huis clos particulier, Caviar et nuits blanches évolue dans un univers à la fois fermé et mobile, où les passagers lient connaissance alors que le personnel est dans l’obligation de se supporter, sinon de s’entendre au fil des saisons, tout en rêvant à un avenir qui ne serait pas sur un élément liquide. Pourquoi ce choix, ou plutôt ce non-choix ? Mettre de l’argent de côté, pour son ménage ou son installation, argent qui ne sera jamais suffisant pour mener à bien ses projets – ou dans un avenir très lointain.
Restent les crimes – euh, pardon, les incidents majeures. Tout le monde peut mourir de mort naturelle sur un bateau, il n’est guère qu’un médecin qui se rêve légiste et qu’un enquêteur en vacances pour vouloir découvrir toute la vérité. Non, parce que, rendre la justice, c’est beaucoup plus difficile.
Caviar et nuits blanches est un polar agréable à lire, à condition de ne pas être trop sensible au froid.

a sharon pour logo polar2(1)

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