Un pedigree de Patrick Modiano

Présentation de l’éditeur :

« J’écris ces pages comme on rédige un constat ou un curriculum vitae, à titre documentaire et sans doute pour en finir avec une vie qui n’était pas la mienne. Les événements que j’évoquerai jusqu’à ma vingt et unième année, je les ai vécus en transparence – ce procédé qui consiste à faire défiler en arrière-plan des paysages, alors que les acteurs restent immobiles sur un plateau de studio. Je voudrais traduire cette impression que beaucoup d’autres ont ressentie avant moi : tout défilait en transparence et je ne pouvais pas encore vivre ma vie. » P.M.

Mon avis :

Ce livre se lit rapidement, mais je n’ai pas ressenti grand chose en le lisant. J’ai eu l’impression de lire un catalogue de personnalités qui ont côtoyé les parents de Modiano. Le terme « faille dysfonctionnel » est encore trop faible pour les désigner, entre un père très occupé à tenter de monter des entreprises plus ou moins glauques, et une mère qui ne se préoccupe pas vraiment de ses deux fils (ou de son fils survivant, après la mort de Rudy). Je n’ai pas ressenti d’émotions peut-être aussi parce que Patrick Modiano se confie sur des événements difficiles, douloureux en adoptant une écriture plate – se confier, oui, s’épancher, non. Chaque mot, chaque phrase, semble mesurée, pesée, y compris ce moment où il exprimer toute son émotion face à ce qu’il ne se sent pas le droit de raconter.
Les rapports entre parents et enfants sont-ils si différents de nos jours ? Hier comme aujourd’hui, il est des parents qui trouvent toujours moyen de se débarrasser de leur enfant, d’une manière ou d’une autre. Il est toujours moyen de se servir de l’enfant comme moyen de pression. Ce qui a changé est le regard que l’institution judiciaire porte sur les rapports familiaux : exit la puissance paternelle, exit la majorité à 21 ans.
Non, pas grand chose à dire sur ce livre, presque aussitôt oublié que lu.

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29 réflexions sur “Un pedigree de Patrick Modiano

  1. Comme toi, Modiano ne m’a pas fait un effet transcendental jusqu’à aujourd’hui . J’en ai lu un adolescente et je n’y suis pas revenue. Un autre vers la trentaine qui ne m’a pas plus accrochée que ça et le dernier en date m’est tombé des mains page 50. Je ne dois pas être réceptive à son univers.
    Certes, Annie Ernaux qui écrit pourtant avec un scalpel trempé dans du fréon est plus mémorable… 😉

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