Archive | novembre 2016

Nujeen, l’incroyable périple de Nujeen Mustafa et Christina Lamb.

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Présentation de l’éditeur :

A 16 ans, elle a fui la Syrie ravagée par la guerre en fauteuil roulant.
Le témoignage exceptionnel et poignant d’une jeune fille qui a choisi la voie de l’espoir.

Merci à Babelio et aux éditions Harper Collins pour ce partenariat.

Mon avis :

J’aurai aimé apprécier totalement ce livre, par son sujet, par la valeur de ce témoignage. Ce n’est pas tout à fait le cas.
Déjà, ce ne fut pas une lecture facile, j’avais vraiment du mal à passer d’un chapitre à l’autre, même si la fin est connue, puisque ce livre existe. Le problème ? Le fait que le témoignage de Nujeen se mêle à l’histoire du conflit syrien. Oui, il est utile de connaître les événements qui ont conduit à la guerre actuelle mais cette historique alourdit plus le récit qu’il n’est utile.
Ensuite, même si le dénouement est heureux pour Nujeen et sa soeur Nasrine, que d’épreuves pour elles. Sans Nasrine, pas de livre non plus puisque c’est elle qui prend soin de sa soeur pendant leur voyage. Mais revenons au début, c’est à dire à la naissance de Nujeen.
Elle est une petite dernière, neuvième enfant, née un peu en avance. Elle est restée handicapée, malgré les soins de sa famille – et le lecteur de découvrir la difficulté de se soigner en Syrie. Nujeen est protégée par ses parents, elle ne découvre le monde extérieur que par la télévision et ses émissions préférées. Puis le monde fait irruption chez elle, avec son cortège de peur et de douleur, d’où la décision de leurs parents de rester en Syrie et d’envoyer leurs filles en Allemagne, où vit déjà leur fils aîné.
Que dire de leur voyage, des obstacles qu’il leur a fallu franchir, des personnes qu’elles ont croisées, qui les ont aidés aussi. Elles ont eu de la chance, Nujeen n’oublie pas, en dépit de son optimisme, que tous n’en ont pas eu.
Même si ce livre ne m’a pas complètement plu, il apporte un autre point de vue sur ce qui se passe en Syrie – un autre point de vue, aussi, que les clichés véhiculés sur les réfugiés.

Un amour de dragon de Claire Ubac et Irène Bonacina

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Présentation de l’éditeur :

Au château de la Cornette, les monstres vivent en paix…. jusqu’à l’arrivée des bébés monstres : si craquants qu’ils soient, c’est l’enfer ! Pourtant, si le coup de foudre attend le dragon au tournant, c’est bien grâce à eux.

Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour ce partenariat.

Mon avis :

Je n’ai pas lu le premier album de la série…. mais j’ai énormément aimé celui-ci !

La couverture, très colorée, pétillante également, m’a tout de suite attirée. Les illustrations de l’album sont tout aussi belles, d’une grande richesse narrative : comme ils sont mignons, ces gros petits monstres qui jouent, s’agitent, font le bonheur de leurs parents, tout en troublant la quasi-quiétude du château !

Ce n’est pas seulement la vie quotidienne au château, son journal, son école qui nous est conté, mais aussi les attaques d’un groupe de brigands qui croient… Mais quoi, au juste ? Que l’on peut briser ainsi l’équilibre des monstres ? Qu’il est facile de s’attaquer à l’un des leurs, comme ça, boum ? Ai-je vraiment besoin de donner la réponse ?

Et l’amour ! Ah, l’amour ! Regardez encore une fois la couverture, pour voir comment le dragon l’exprime. Certes, il a un (petit) souci à surmonter. Péter le feu, pour un dragon, ne devrait pourtant pas être un problème, non ? Un dragon poète, en plus, un dragon amateur de belles lettres, un dragon prêt à tout pour guérir et plaire à sa belle. Mention spéciale au 50 nuances de prout.

Un très bel album à découvrir et à partager.

Laetitia ou la fin des hommes d’Ivan Jablonka

Présentation de l’éditeur :

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d’être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans. Ce fait divers s’est transformé en affaire d’État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8 000 magistrats dans la rue. Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille et les acteurs de l’enquête, avant d’assister au procès du meurtrier en 2015. Il a étudié le fait divers comme un objet d’histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer.

Mon ressenti :

Ce livre, j’ai commencé à le lire à la bibliothèque, puis je l’ai reposé. D’autres nouveautés me tentaient, et je les ai empruntés, d’ailleurs, le dernier Ian Rankin, le dernier Henning Mankell. J’avais trouvé les deux premiers chapitres très prenants mais la noirceur du sujet me faisait penser que ce n’était pas le moment de le lire, moi qui cherchais plutôt des lectures légères. Puis, je l’ai finalement repris – et lu, chapitre par chapitre, depuis samedi soir.

Ce qui fait à mes yeux la force de ce livre est la volonté de l’auteur, historien et écrivain, de présenter Laëtitia telle qu’elle a vécu, la victime vivante, non la victime telle qu’elle a été réduite par son meurtrier. Il ne s’agit pas non plus de donner la vedette à son assassin ou d’en faire un monstre (d’autres s’en sont chargés) mais de le présenter le plus objectivement possible, en nous épargnant le pathos des romanciers en mal de sensationnel.

A travers un fait divers qui a eu une dimension nationale et, si j’ose dire, républicaine, Ivan Jablonka nous montre une France que l’on n’a pas vraiment envie de voir. La « journée de la femme » semble bien dérisoire eu égard au destin de Laëtitia, de sa jumelle, de leur mère, et de tant d’autres femmes que l’on croise dans ce récit soigneusement documenté et soigneusement écrit. On les croise dans ce récit, on n’aurait sans doute pas fait attention à elle si on les avait croisé dans la rue – invisibles, pas toujours audibles. Il nous parle aussi de la justice, non de ses dysfonctionnements mais de son manque douloureux – pour tous – de moyen. Il nous interroge, aussi, sur les grands défis qui s’offrent à elle, à nous. Je parle du devenir des enfants maltraités, violentés, placés voire ballotés de foyer en foyer. Je parle aussi de la réinsertion des détenus – cette mission de la justice la plus délicate. C’est cela aussi, empêcher la récidive.

Je terminerai par quelques citations, parce qu’Ivan Jablonka maîtrise bien plus son sujet que moi :

« Il n’y a pas de « grand » criminel: tout criminel est un petit minable, non parce qu’il est souvent un gagne-petit de la délinquance (…) mais parce qu’il est un criminel. »

« Pour détruire quelqu’un en temps de paix, il ne suffit pas de le tuer. Il faut d’abord le faire naître dans une atmosphère de violence et de chaos, le priver de sécurité affective, briser sa cellule familiale, ensuite le placer auprès d’un assistant familial pervers, ne pas s’en apercevoir et, enfin, quand tout est fini exploiter politiquement sa mort. « 

« Je ne connais pas de récit de crime qui ne valorise le meurtrier aux dépens de la victime. Le meurtrier est là pour raconter, exprimer des regrets ou se vanter. De son procès, il est le point focal, sinon le héros. Je voudrais, au contraire, délivrer les femmes et les hommes de leur mort, les arracher au crime qui leur a fait perdre la vie et jusqu’à leur humanité. Non pas les honorer en tant que « victimes », car c’est encore les renvoyer à leur fin ; simplement les rétablir dans leur existence. »

 

Les dimanches de monsieur Ushioda de Yasushi Inoué

Présentation de l’éditeur :

Président d’une grande entreprise japonaise, Monsieur Ushioda souhaiterait pouvoir connaître le dimanche un peu de tranquillité et se consacrer à des sujets d’intérêt personnel. Hélas…
Que ce soit son épouse, ses amis ou des inconnus, il semble que le monde entier se ligue pour le déranger sous les prétextes les plus futiles – et les plus contraignants. Jusqu’au jour où…

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce roman qui nous montre un autre aspect du Japon. Au début, nous pouvons nous croire dans un roman strictement réaliste. Après tout, monsieur Ushioda est arrivé là où il en est à force de travail, il est hautement respecté, au point d’être demandé pour des conseils ou pour être témoin lors de mariage où il ne connait pas les mariés. J’ai découvert ainsi que la fonction de témoin est vraiment essentiel dans un mariage japonais. Donc, monsieur Ushioda n’a pas une minute à lui, même le dimanche, faisant au passage une satire de l’usage du téléphone – que dirait-il de nos jours ? Il écrit aussi des articles, sorte de billets d’humeur, dans un journal, et ses avis très tranchés suscitent des réactions enflammées, parfois.
Puis, peu à peu, le récit glisse vers un autre registre, par le biais des arbres, décidément très importants eux aussi au Japon. Monsieur Ushioda entre en relation avec des défenseurs des keyakis, et se prend de passion pour ces symboles du Japon – sur ce pour quoi les japonais se sont battus pendant la guerre. Et là, pendant une centaine de pages, ce sont des moments de profondes émotions qui nous attendent.
Le dernier tiers du roman voit monsieur Ushioda changer – et nous montrer sa définition de l’amour et du soin que l’on porte aux autres. Ces dimanches lui procurent de l’apaisement – j’espère qu’ils vont en procureront aussi.

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Ikumen after, tome 2 de Kazuma Kodaka

Présentation de l’éditeur :

Trois jours se sont écoulés depuis le baiser de Kentarô et monsieur Asakura. Ils continuent à se voir, mais tandis que Kentarô voudrait bien sûr aller plus loin, monsieur Asakura ne se remet toujours pas du trouble provoqué par l’incident. C’est alors qu’un incendie ravage la maison de Kentarô. Monsieur Asakura décide donc de l’aider en lui proposant de venir vivre chez lui pour un temps.

Mon avis :

Voici la suites des aventures de Kentarô, Asakura et leurs fils respectifs. Si les deux hommes sont toujours des papas attentifs et aimants – rien ne compte plus que leurs enfants, et ils ont à coeur de prendre soin d’eux le plus possible. Nous en apprenons un peu plus sur le passé de chacun d’eux, et si celui de monsieur Asakura n’est pas vraiment étonnant, en revanche, celui de Kentarô vient le rattraper, et pourrait bien changer son avenir.

Ce second tome est un tout petit peu moins chaste que le précédent – un tout petit peu. Il reste cependant encore très regardable. Couple hétéro ou couple homo, il n’est jamais facile de concrétiser (par un baiser !) quand deux charmants bambins sont dans les parages. Dormir ensemble (et j’ai bien dit « dormir ») s’avère presque plus simple.

Le manga ne se concentre pas uniquement sur leur vie sentimentale. Le quotidien est là, et bien là, avec ses hauts et ses bas auquel n’importe qui pourrait être confronté. C’est sans doute ce qui fait la force de ce manga.

Asie2

Au pays de Rosie Maldonne, tome 3 d’Alice Quinn

Présentation de l’éditeur :

Depuis quelque temps, la vie de Rosie est au beau fixe. Débarrassée de ses dettes, elle trouve même le temps de s’occuper d’elle. Mais, comme souvent avec Rosie Maldonne, le répit est de courte durée ! Quand son amie Véro, coincée à l’hôpital, l’appelle à l’aide, Rosie n’hésite pas une seconde. Elle accepte de remplacer au pied levé…

Merci à Netgalley et à Amazon Publishing pour ce partenariat.

Mon avis :

Si vous n’avez pas le moral, si vous cherchez une lecture humoristique, qui aborde, sans avoir l’air d’y toucher, des thèmes graves, n’hésitez pas à lire les aventures de Rosie Maldonne. J’avais bien aimé le tome 2, j’ai beaucoup aimé le tome 3.

Tout semble presque aller bien pour Rosie – six mois ont passé depuis ses dernières aventures. Les vacances approchent – elle n’aura donc bientôt plus de soucis pour payer la cantine de ses filles – et son aînée aime beaucoup l’école. Elle a même trouvé un petit travail qui va lui permettre d’aborder sereinement les semaines à venir. Seulement, au pays de Rosie, tout ne se passe pas forcément comme elle l’avait prévu.

Ce n’est pas parce que Rosie a des difficultés dans la vie quotidienne (euphémisme de l’année) qu’elle est insensible au sort des autres. Et quand elle est confrontée à des enfants exploités, des adolescentes en situation plus que précaire et irrégulière, son sang ne fait qu’un tour – et Rosie en fait plus encore. Au coeur d’une affaire policière sensible, elle se retrouve aussi au centre de quiproquos qui s’enchaîne sans temps mort. Vouloir être écouté, c’est bien, écouter les autres, c’est mieux.

J’espère qu’Alice Quinn continuera à nous raconter les aventures de Rosie Maldonne et des siens – mention spéciale pour Pastis, le chat et Gaston, l’ami poète et son château endormi.

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Le mari de mon frère de Gengora Tagame

Présentation de l’éditeur :

Yaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… Perturbé par l’arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce Canadien n’est autre que le mari de son frère jumeau… Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon, pour réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l’homme qu’il aimait. Yaichi n’a pas alors d’autre choix que d’accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses…

Mon avis :

Ce manga confirme ce que certaines personnes savent depuis longtemps : il est des situations qui passent mieux auprès des enfants, peut-être parce qu’ils osent poser des questions jugées gênantes que les adultes ne s’autorisent pas. (Note : je suis de la génération qui a vécu les manifestations pour le PACS, donc le mariage « pour tous » ne me pose pas de problème).

Ce manga qui a l’air tout simple interroge autant Yaichi, l’un des trois personnages principaux, que le lecteur. Sommes-nous prêts à accorder autant de valeur à une relation entre personnes de même sexe qu’à une relation entre personnes de sexes différents ? Pouvons-nous concevoir qu’on puisse être « mari et mari » et non « mari et femme » ? Rencontrer Mike, c’est rencontrer l’autre et ses différences alors que Yaichi s’inquiète puisqu’il est le frère jumeau du défunt mari de Mike, Ryôji : et si Mike lui sautait dessus ? Puéril ? Cliché ? Oui, et Yaichi en convient lui-même.

Nous ne verrons pas le visage de son jumeau Ryôji, les retours en arrière, stylisé, le représente de dos, ou bien simple silhouette, semblable à celle de son frère,mais dont le comportement est si différent. Nous verrons par contre la douleur de Mike, son attachement envers son mari, sa volonté de voir les lieux qui lui étaient cher.

Plus le récit progresse, plus nous nous tournons vers l’extérieur, en compagnie de cet improbable trio. Le manga se clôt sur un coup de théâtre – inattendu, forcément, comme tout coup de théâtre.

Un manga à découvrir. Asie2

Carnaval de Manuel Blanc


Edition Hugo et Compagnie – 156 pages.

Présentation de l’éditeur :

Suite à la disparition soudaine et mystérieuse de son amant, un comédien part en voyage, avec pour seule perspective un rendez-vous avec lui devant la cathédrale de Cologne, en Allemagne. Arrivé en avance, il découvre la ville en plein carnaval. Derrière un masque, il se fond parfaitement dans le décor, rencontre une jeune femme qui l’engage comme figurant sur un tournage, un photographe qui manipule ses modèles, un Italien venu participer à une phéromone party… Le carnaval, c’est le jour des fous, où tout est permis.

Mon avis :
J’ai acheté ce livre en 2014, lors du salon du livre de Caen. Ce fut l’occasion d’une rencontre assez… amusante avec l’auteur.
J’ai mis deux ans à sortir le livre de ma PAL, et je ne suis pas sûre que l’auteur aimerait mon avis.
Ce qui m’a déplu ? Les chapitres sont courts (cinq pages maximum, mais c’est pratique pour faire de fréquentes pauses), les phrases sont le plus souvent simples (sujet « je », verbe, complément) et le récit n’est pas franchement intéressant (choix des vêtements, de l’hôtel, des petits déjeuners…). Le narrateur est un acteur quadragénaire, paraissant moins, ce qui nuit à sa carrière. Il piste à Berlin, pendant le carnaval, son ancien amant qui l’a plaqué. Paradoxe : le carnaval ne joue qu’un rôle secondaire, voire tertiaire dans l’histoire, si ce n’est qu’il permet au narrateur de se déguiser, en gorille puis en Batman. Il fait des rencontres, aussi – un tournage de cinéma assez minable, un photographe voué à l’instant, et Edoardo, qui l’entraîne dans une phéromone party. Le livre est court, donc je l’ai terminé, mais le récit m’a semblé assez superficiel. Il y avait tant à approfondir.

Séraphine de Françoise Cloarec

Présentation de l’éditeur :
Elle porte un prénom d’ange, chantant, ardent. Pourtant, le destin qui attend Séraphine Louis, née dans une famille pauvre de l’Oise à l’automne 1864, est des plus terre à terre. Orpheline, Séraphine entame une vie de domestique, comme celle de Félicie, l’héroïne d’Un Cœur simple de Flaubert. De cette terne réalité, il s’agit de s’évader. Séraphine communie avec la nature, Séraphine rêve, Séraphine prie. Et, un jour, cédant à un ordre impérieux de la Vierge, Séraphine peint. L’exaltée de Senlis est moquée pour ses toiles chatoyantes où les arbres, les fruits et les fleurs deviennent sensuels ou inquiétants. Mais le jour où un collectionneur parisien, Wilhem Uhde, découvreur de Picasso, de Braque et du Douanier Rousseau, croise la route de la talentueuse femme de ménage, il l’infléchit singulièrement…

Mon avis :

Je l’admets, les avant-propos m’ennuient. Je compte donc que ce livre commence p. 33 et se termine p. 170. Cent quarante pages, finalement, c’est peu pour raconter la vie d’une peintre méconnue. Peu, mais Françoise Cloarec préfère raconter ce qu’elle sait plutôt que de romancer – et c’est tout de même nettement mieux ainsi.
Peu de peintres ont eu une vie aussi simple. Fille du XIXe siècle, elle est la quatrième et dernière enfant de sa fratrie. Elle ne connaîtra que sa soeur aînée, son autre soeur et son frère sont morts jeunes, sa mère mourra alors qu’elle a un an. Placée jeune, comme c’était la coutume à l’époque, elle travaillera toute sa vie, ses « travaux noirs » et peindra le soir, avant d’être révélé par un marchand d’art allemand, pour lequel elle travaillait.
Le succès, oui, et les difficultés – Wilhelm Uhde, son protecteur, éprouvera plus que des difficultés pendant la première guerre mondiale, puis viendra ensuite la crise de 1929. Quel est l’origine de l’inspiration de Séraphine ? Elle disait entendre des voix, mais ces voix la conduiront d’abord à cesser de peindre puis à être internée en 1932 – jusqu’à sa mort, dix ans plus tard. Elle n’est pas la première artiste à subir un internement, ce qui permet à l’auteure de rappeler ce qu’était un asile à cette époque, non plus que le sort des malades mentaux pendant la seconde guerre mondiale.
Séraphine est une biographie nette et précise d’une artiste que le film de Martin Provost a permis de redécouvrir.

Pommes de terre façon True Blood

J’ai emprunté la recette au livre de recette « True Blood » et l’ai beaucoup modifiée.

Liste des ingrédients :

– Huit pommes de terre.
– Huit tranches de bacon
– du gruyère.

Accessoire :

Un chat de deux kilos sur l’épaule gauche pendant que je cuisinais.

Comment faire ?

– Epluchez les pommes de terre et coupez-les en deux. Les faire cuire dans une grande casserole pleine d’eau et tâchez à ce qu’elles ne brûlent pas.
– Faites revenir le bacon.
– Disposez les pommes de terre une fois cuites dans un plat, disposez dessus le bacon coupé en morceaux et du gruyère râpé.
– Enfournez pour faire dorer cinq à dix minutes à 180 °.
– Dégustez.

 

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