Archive | 3 novembre 2016

Défense de tuer de Louise Penny

Présentation de l’éditeur :

Au plus fort de l’été, le Manoir Bellechasse, un hôtel luxueux des Cantons – de – l’Est, accueille les membres d’une riche famille anglo – canadienne réunis pour rendre hommage à leur défunt patriarche. L’inspecteur – chef Armand Gamache, venu célébrer avec sa femme leur trente-cinquième anniversaire de mariage, constate rapidement le troublant comportement de cette famille aux apparences parfaites. Sous la surface trop lisse bouillonne une inavouable rancune longtemps refoulée. Dans les esprits comme dans le ciel, l’atmosphère s’alourdit. Bientôt une tempête s’abat, laissant derrière elle un cadavre étrangement mis en scène. Mais qui aurait l’audace de commettre un homicide sous les yeux de l’inspecteur ? Avec cette quatrième enquête de l’inspecteur – chef Armand Gamache, Louise Penny fait une nouvelle fois preuve d’une ingéniosité subtile et d’une véritable compréhension du psychisme humain. Instaurant un huis – clos tout aussi charmant que déstabilisant, elle laisse ses personnages évoluer jusqu’à ce que leur nature véritable se dévoile dans toute sa laideur. Plus que jamais elle s’impose comme un véritable maître du mystère.

Mon avis :

Les enquêteurs devraient le savoir : il ne faut jamais partir en vacances, ja-mais. Le crime est partout, et la présence d’un policier ou d’un détective est insuffisante pour l’empêcher. Plus sérieusement, ce quatrième tome correspond à un exercice de style bien connu, le policier qui reste un policier quoi qu’il arrive, même quand il est censé se reposer.
Autre thème bien connu : le meurtre dans un lieu clos. Dans cet hôtel luxueux, le personnel se connaît bien, fait de son mieux pour satisfaire ses clients, exigeants, et ne s’attend pas à ce que l’une d’entre elles soit victime d’un meurtre.

A ce thème classique s’en joint un autre : le règlement de compte familial. Ne pas se fier aux apparences : celui que l’on décrit comme le méchant de la famille est peut-être quelqu’un que l’on a appris à apprécier lors d’un précédent roman. Et celle qui semble n’éprouver qu’indifférence pour les siens ne parvient pas à exprimer les sentiments qu’elle ressent, parce qu’elle n’a pas été éduquée ainsi.

La rancoeur, la haine, la colère se mélangent pour devenir explosif, et c’est tout ceci que devra démêler l’inspecteur Gamache pour identifier le coupable. Pire : dans cet espace coupé du temps, les personnes, blessées depuis l’enfance, prennent toutes les armes qui sont à leur portée pour blesser plus encore. Au risque de perdre plus qu’ils ne pensaient avoir perdu. Gamache lui-même est au prise avec son passé, celui de son père, et avec son avenir, avec son fils et ses petits-enfants, et il s’en sort très bien, ou presque.

Défense de tuer est un bon et solide polar.