Journal d’un louveteau garou, tome 2 – 25 octobre

Cher journal,
l’heure est grave.
Je te retranscris ci-dessous ma deuxième intervention auprès des apprentis alphas. Je te préviens, c’est sans censure.

– Bon, admettons, vous ne voulez jouer qu’un rôle subalterne au sein de la meute, mais vous êtes-vous posé la question : avez-vous le choix ? Non ! Vous avez des droits et des devoirs envers la meute. Le jour venu, le jour où la meute aura besoin de vous, que ferez-vous ?
– Et bien on avisera ! dit Marco.
– Vous devez aviser maintenant, tout de suite, immédiatement. Vous savez quel est mon rôle, à moi, au sein de la meute ?
– Mis à part nous casser les pattes à nos réveiller à quatre heures du matin pour écouter tes harangues et traumatiser ma lapine, franchement, non, je ne sais pas.
Et oui, je ne vous l’ai pas précisé : à la suite de ma métamorphose d’il y a deux jours, Léna, la lapine de Marco, a subi un profond traumatisme psychologique qui a entraîné des troubles gastriques. Bilan : elle a des gaz et la salle de réunion improvisée empeste la carotte.
– Je suis là pour que vous preniez conscience de votre potentiel, et cela fonctionne, Sarah en est la preuve, Sarah s’est révélée être une oméga.
– De quoi ? s’exclama Marco.
C’était lui qui avait amené Sarah à la réunion, contre mon avis, parce que Sarah était « la thérapeute de Léna ». Il n’empêche que cela marchait, Sarah envoyait des vagues d’apaisement très efficaces sur la lapine et ni l’une ni l’autre ne me vrillait les oreilles. D’ailleurs, à part Marco, je n’entendais personne, Camille semblait s’être endormi sur sa chaise, et Salsifis… se faisait les griffes, et contemplait régulièrement le résultat. Elle n’allait pas l’intention de se fatiguer en disant « cause toujours, tu m’intéresses », son attitude me le prouvait assez !
– Tu crois qu’elle pourrait apaiser Léna, sinon ? Mes amis, l’heure est grave ! repris-je en m’époumonant, sortant ainsi Camille de sa léthargie. Je veux savoir qui a rangé et plié mes affaires lors de la dernière réunion. [Note : c’est pour cette raison que je les ai convoqué de nuit. Un : un pyjama, c’est plus facile à défaire pour se métamorphoser. Deux : l’effet de surprise, c’est toujours utile, tous les stratèges vous le diront]
– Pas moi, dit Marco, j’ai passé deux heures à trouver Léna, qui s’était enfuie. Tu lui as fait peur !
– Moi non plus,marmonna Camille. J’ai déjà du mal à ranger les miens, de vêtements, alors les tiens. [Gros soupir à déplacer la poussière]
– Même avec des pincettes, je n’aurai pas touché à tes affaires. Beurk, précisa Salsifis, au cas où je n’aurai pas compris. C’est gentil, Salsifis, tu me revaudras cela.
– Avez-vous vu quelqu’un toucher à mes affaires ?
– Peut-être ton frère, suggéra Salsifis.
– Non, il m’a certifié que ce n’était pas lui. Je veux savoir qui les a rangées ! hurlai-je.
Non, parce que, franchement, je voudrai bien savoir qui m’a rédigé une jolie (groumpf) déclaration d’amour (regroumpf) en y joignant un préservatif (neuf) à la fraise. L’écriture, ce n’est pas celle d’une fille ! Croyez-en mon instinct d’alpha !

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15 réflexions sur “Journal d’un louveteau garou, tome 2 – 25 octobre

  1. HI hi je savais bien que j’avais loupé un épisode en lisant « le truc à la fraise » dans l’épisode d’aujourd’hui ! Ha oui ça devient chaud !!! C’est très très gay ! Gai aussi hein ! 😀

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