Les sentinelles des blés de Chi Li

Présentation de l’éditeur :

Contre l’avis de son mari, Mingli part pour Pékin à la recherche de sa fille adoptive, dont elle est sans nouvelles depuis trois mois. A Pékin, cette quadragénaire rencontre ceux qui ont croisé Rongrong et découvre le vrai visage de sa fille, une personnalité qu’elle ne soupçonnait pas et qui correspond tellement à la Chine aventurière et affairiste d’aujourd’hui.

Mon avis :

Ne lisez surtout pas le quatrième de couverture – certains me disent qu’il ne faut surtout pas le faire, à quoi je leur répondrai qu’il faut bien savoir quel est le sujet du livre. En effet, il nous fait croire que le récit sera tout entier tourné vers l’action. Au contraire, de longues pages sont consacrées aux réflexions et aux regrets de la narratrice, mère adoptive de Rongrong. Il serait bon de compter le nombre de fois où on lui a dit qu’elle n’était pas la mère de la jeune fille, qu’elle n’était que sa mère adoptive, montrant ainsi les préjugés qui ont court. Le lien est pourtant très fort avec la jeune fille, qu’elle a adoptée alors qu’elle n’était qu’un bébé. Si Mongli a agi ainsi, alors qu’elle était elle-même célibataire, c’est parce que  la mère biologique de l’enfant, qui venait d’être internée, était son amie d’enfance, sa meilleure amie. Cette dernière a vécu une vie sentimentale mouvementée, au contraire de Mingli, qui s’est mariée de la manière la plus raisonnable du monde, et se satisfait de sa vie avec un mari qui a quelques défauts, mais ne se livrera jamais à des excès. Une femme raisonnable, un peu naïve, peu habituée à se livrer à des joutes oratoires, encore moins habituée aux excès de la capitale chinoise.

Le communisme semble loin… Beaucoup cherchent à tirer profit de tout, à goûter les joies du capitalisme et de la consommation. Mingli en est-elle étonnée ? Presque, oui. Presque. Elle paraît naïve, et ne l’est absolument pas. Si elle découvre des traits de personnalités de sa fille qu’elle ne soupçonnait pas, les autres découvrent également qu’elle est plus tenace qu’il n’y parait, et peu apte à se laisser terroriser.

Les sentinelles de blé nous offre un portrait de famille au sens large du terme. Une famille dont chaque membre a ses particularités et ses sensibilités, ses défauts comme ses qualités.

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13 réflexions sur “Les sentinelles des blés de Chi Li

  1. La couverture est belle.
    Si j’avais du temps, je le lirais. J’adorais les histoires de Pearl Buck. La Chine a évolué depuis et ça serait intéressant de lire ce changement.

  2. Le moins qu’on puisse dire c’est que la Chine a évolué depuis Pearl Buck !!! 😆 Et même tout récemment ! Ils ont gardé le communisme pour ce qui les arrange et attrapé le capitalisme au vol pour les mêmes raisons, sauf que ça crée des contrastes et des différences sociales énormes ! Moi aussi je le lirais bien si j’avais plus de temps et surtout moins de livres en retard… 😦

    • En fait…. cela dépend des régions – et des ethnies. En lisant « Chinoises » de Xinran j’étais été affolée par l’immobilisme dans certains coins reculés et oubliés de presque tous.
      J’ai un autre roman de Chi Li lu à chroniquer.

  3. J’ai aimé tous les livres de Chi Li que j’ai lus ! Ca me dirait bien de le lire aussi, mais comme tout le monde, il faudrait des journées à rallonge. Bon weekend 🙂

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