L’heure de plomb de Bruce Holbert

Merci aux éditions Gallmeister et à Léa pour ce partenariat.

Présentation de l’éditeur :

Hiver 1918. L’État de Washington connaît, durant un bref instant, l’Apocalypse : l’un des pires blizzards de l’histoire du pays balaie tout sur son passage. Perdus dans la neige, pétrifiés par le gel, deux jumeaux de quatorze ans, Luke et Matt Lawson, sont recueillis in extremis par une femme qui tente de les ranimer à la chaleur de son corps. Seul Matt reprend vie. Le lendemain, le voilà devenu un homme, trop tôt et malgré lui. Car le désastre l’a également privé de son père, le laissant à la tête du ranch familial. Labeur, amour et violence, autant de découvertes pour Matt, désormais seul face à la beauté sauvage de cette terre, tentant de maintenir l’équilibre fragile entre les êtres qui l’entourent.

Mon avis :

Âpre, cruel, violent, difficile, tels sont les adjectifs qui me viennent à l’esprit pour qualifier ce roman dont la lecture ne fut pas facile. Ce n’est pas à cause de l’écriture, ses qualités ne sont pas en cause, mais le sujet et son développement.

L’événement déclencheur est la tempête qui prive Matt de son jumeau et de son père, dont il s’obstinera à rechercher le corps en compagnie de Wendy. Seul pour faire tourner le ranch, Matt s’endurcit, devient un homme trop tôt, trop vite. Et c’est son destin que nous suivons – par à coup. Luke n’est plus, pourtant il est constamment là, implicitement, parce que son prénom est choisi, de génération en génération.

Ce qui m’a frappé ? L’isolement des personnages, leur incapacité à créer des liens ou la facilité avec laquelle ils rompent ceux qui existent. Matt n’est pas le seul en cause, Wendy ou Linda Jefferson, et d’autres encore vivent les uns à côté des autres. Les liens du sang sont bien réelles, si ce n’est qu’ils n’ont pas vraiment le sens que l’on s’attendrait à trouver. Je ne peux faire l’impasse sur certaines scènes qui, si elles sont brèves, n’en sont pas moins douloureuses à lire. Reste à chercher ce qui rend chacun de ses personnages ainsi, ce qui justifie d’autres comportements. Je n’ai pas vraiment eu envie de me pencher sur le sens implicite de leurs actes, je ne me suis pas vraiment attachée non plus à l’un ou l’autre des personnages.

L’heure de plomb – ou une de mes rares déceptions de lecture aux éditions Gallmeister.

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Une réflexion sur “L’heure de plomb de Bruce Holbert

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