Archive | 18 septembre 2016

Graines de bouddha de Jong Sang Kim

Ma présentation :

Lorsque les bonzes sèment, ils placent trois graines dans chaque trou.
Pourquoi trois ?
Pour partager avec les oiseaux et les insectes.

Mon avis :

Ce qui m’a frappé en découvrant cet album, c’est la qualité des illustrations, leur finesse. Quoi d’étonnant de la part de celui qui illustre la série L’école des chats ? Jamais de gros plan sur les hommes, des plan moyens, des plans d’ensemble, qui replacent les hommes au coeur de la nature, et permet d’en voir les détails. il en est de même pour les leçons qui sont délivrées dans cet album. Elles sont simples, elles devraient être évidentes. Il s’agit d’être attentif à ce qui nous entoure, se rappeler la valeur des choses, et des êtres vivants, valeur qui, l’on s’en doute, n’a rien à voir avec l’argent. Il s’agit de penser aussi à la manière dont l’on veut interagir avec autrui, loin de tout gaspillage.
Lu en bibliothèque, cet album paraît ne plus être édité. J’espère qu’il le sera de nouveau prochainement.

Descente en enfer de Preston et Child

Présentation de l’éditeur :

Après que sa femme, Hélène, est enlevée sous ses yeux, l’agent spécial Pendergast, du FBI, se lance à la poursuite des ravisseurs, les pourchassant à travers les États-Unis jusqu’à Mexico. Mais là, ils lui échappent et Pendergast, brisé, rentre à New York pour s’enfermer dans son appartement, refusant tout contact avec le reste du monde. C’est son fidèle ami, D’Agosta, qui vient le sortir de sa retraite. Il a besoin de son aide pour résoudre une série de meurtres étranges commis dans plusieurs hôtels de Manhattan. Le coupable ? Un garçon qui semble doué de capacités psychiques hors du commun, au point d’échapper chaque fois à la police de manière inouïe.

Mon avis :

Tout de suite après avoir lu Vengeance à froid de Preston et Child, j’ai cherché à me procurer la suite, Descente en enfer – et c’est exactement ce que vit Pendergast, dans cet opus. Le quatrième de couverture est bien conçu, puisqu’il raconte sans dévoiler.

Blessé d’un point de vue psychique et émotionnel – d’un point de vue physique aussi, mais au point où il en est, ce n’est vraiment pas important – Pendergast n’est même plus l’ombre de lui-même, il apparaît vidé de toute substance. Il faut, littéralement, tout l’acharnement de ses amis – pas seulement D’Agosta, Viola, Corrie participent chacun leur tour – pour ranimer une étincelle de vie chez l’agent du FBI.

Autant vous le dire tout de suite, ce roman est parfois drôle – grâce à l’agent nommé pour aider D’Agosta à enquêter sur les crimes qui ont lieu à New York. C’est le profilage qui passe du statut de science à celui de fantasme d’enquêteurs. La réalité nous démontre que c’est parfois exactement le cas.

Il en est qui sont nettement moins drôle, comme lorsque le lecteur plonge dans la folie des hommes. Même si nous sommes alors davantage dans la science-fiction que dans le roman policier réaliste, il faut garder à l’esprit que certains faits racontés sont hélas vrais, et que le « rêve » de certains était lui aussi bien réel. Les moyens et le temps leur ont fait défaut, ce roman montre ce qui aurait pu se passer si cela n’avait pas été le cas. Bienvenue en enfer. Cet enfer qui peut être aussi pavés de bonnes intentions. Aider son prochain…. Le tout est de définir qui est son prochain.

Et si le roman nous entraîne loin, très loin du Dakota Building de Manhattan, il permet aussi aux alliés d’Aloysius de faire leur preuve en solo. Ce n’est pas Corrie qui nous dira le contraire.

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