Vengeance à froid de Preston et Child

Mon avis :

Depuis ma découverte de l’inspecteur Pendergast, je dois dire que je suis accro. Il y a pire dans la vie, vous en conviendrez. Certes, je ne lis pas les enquêtes dans l’ordre, je les lis selon qu’elles me tombent sous la main, par la grâce des bibliothèques ou des libraires.

Prenez Vengeance à froid, cela commençait presque bien : Pendergast chasse en Écosse avec son beau-frère. Je ne répèterai jamais assez à quel point l’exotisme écossais n’en fait pas vraiment une destination de choix. Se retrouver avec son beau-frère, sachant qu’Aloysius est veuf depuis douze ans, c’est très moyen. Surtout quand votre beau-frère vous tue, en essayant de faire passer votre trépas pour un accident de chasse.

Fin de l’histoire ? Non, parce que le corps n’est pas retrouvé – et Judson, le gentil beau-frère, n’a pas fini de se mordre les doigts. Quitte à tuer Pendergast, autant s’assurer qu’il est mort, bien mort. Les accès de sensiblerie vous mettent parfois dans des situations assez délicates. Les accès de stupidité ou d’orgueil aussi, nous aurons l’occasion de le lire au cours du roman.

Si Pendergast a des ennemis redoutables, il a aussi des alliés de poids, bien décidés à faire toute la lumière que la mort de leur ami. Qu’il s’agisse de d’Acosta,  peine remis d’une grave blessure à la poitrine, de Corrie, qu’il a sorti de son trou perdu du Kansas ou même de Constance, ils ont à coeur de veiller/venger/aider Pendergast, ce qui n’est pas toujours facile, pour ne pas dire que ce n’est jamais facile avec cet homme imprévisible. Le point positif est que ses amis/alliés sont respectueux de ses ordres – enfin, presque toujours. Aloysius sait se faire obéir.

Aloysius, en plus de vouloir bien légitimement se venger de son beau-frère, veut aussi faire toute la vérité sur la disparition de sa femme Hélène, douze ans plus tôt. Non, parce qu’en plus de lui tirer une balle dans la poitrine, son gentil beau-frère a eu l’obligeance de lui révéler qu’Hélène n’était pas morte ! Non seulement certaines personnes ne savent pas viser, mais encore elles ne savent pas se taire.

Comme au cinéma, ou presque, nous suivons Pendergast, ses alliés, ses ennemis, dans leurs déplacements, et leurs tentatives pour se contrer mutuellement. Si ses adversaires sont prêts à tout, lui aussi, bien que ses limites soient différentes – heureusement pour nous.

Très bien construite, l’intrigue se termine par un double coup de théâtre et donne envie de connaître la suite.

 

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18 réflexions sur “Vengeance à froid de Preston et Child

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  2. Mais pourquoi diable vouloir tuer Pendergast son beauf ?? 😀

    La vengeance, c’est comme l’huile, vaut mieux les prendre avec une première pression à froid, les huiles et les vengeances raffinées, c’est pas bon pour la santé ! Enfin, c’est surtout les huiles raffinées qui sont mauvaises pour nous ! 😆

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