Les belles choses que portent le ciel de Dinaw Mengestu

Edition Albin Michel – 304 pages.

Présentation de l’éditeur :

Le jeune Sépha a quitté l’Éthiopie dans des circonstances dramatiques.Des années plus tard, dans la banlieue de Washington où il tient une petite épicerie, il tente tant bien que mal de se reconstruire, partageant avec ses deux amis, Africains comme lui, une nostalgie teintée d’amertume qui leur tient lieu d’univers et de repères. Mais l’arrivée dans le quartier d’une jeune femme blanche et de sa petite fille métisse va bouleverser cet équilibre précaire …
Un premier roman brillant et sensible par un jeune écrivain américain d’origine éthiopienne.

img_0839-2Mon avis :

C’est un beau roman. C’est une histoire simple, limpide. C’est une histoire dans lequel le narrateur, Sépha, revient souvent en arrière, sans que le lecteur se sente aucunement gêné par ses va et vient dans le passé. Il vit depuis dix-huit ans aux Etats-Unis. Il a deux amis, l’un, Kenneth, est ingénieur, l’autre, Joseph, est serveur dans un grand restaurant. Tous les trois sont seuls les uns à côté des autres. Un de leur passe-temps ? Enumérer les coups d’états, les révolutions qui ont bouleversé le continent africain.

Sépha tient une petite épicerie de quartier – dans un quartier où les expulsion se  multiplient et où une maison (un immeuble ?) de quatre étages vient d’être rénové, pour une professeur et sa fille. Une amitié se noue entre Sépha et Judith, la jeune femme, une amitié, et peut-être un peu plus du côté de Sépha, qui, comme ses amis, n’a jamais vécu d’histoires d’amour véritablement importantes. La vie n’est légère pour personne, même pas pour Judith et sa fille Naomi, que sa mère ne parvient pas vraiment à « gérer ». Quant à son père, il n’est pas réellement présent – et quand il le sera, ce ne sera pas pour apporter quoi que ce soit de réellement positif.

Une histoire simple, oui, une histoire presque universelle, celle des réfugiés qui ont trouvé une terre d’asile aux Etats-Unis, qui ont espéré un jour retourner dans leur pays et qui ont dû y renoncer. Pas de rêve américain, non, même si on leur rappelle la chance qu’ils ont d’être dans ce pays libre. Pas d’intégration : Sépha reste un homme entre deux mondes, lucide, toujours, sur lui, sur les autres. Un homme pudique et échaudé par ce qu’il a vécu – aussi.

Un auteur à découvrir.

premier roman

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4 réflexions sur “Les belles choses que portent le ciel de Dinaw Mengestu

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