Aux petits mots les grands remèdes de Michaël Uras

Merci à Netgalley et aux éditions Préludes pour ce partenariat.

Présentation de l’éditeur :

Alex a choisi d’exercer un métier peu commun : bibliothérapeute. Il tente de soulager les maux de ses patients grâce à la littérature. Parmi eux, Yann, un adolescent malmené à l’école, qui refuse de s’ouvrir au monde, le cynique Robert Chapman, étouffé par son travail, qui a oublié comment parler à sa femme et Anthony Polstra, le célèbre joueur de foot qui refuse de s’avouer certaines de ses passions. Mais si Alex se montre doué dans sa profession, il doit bien reconnaître que sa vie privée laisse à désirer… La littérature pourra-t-elle aider le bibliothérapeute lui-même ?

Mon avis :

J’ai été attirée par la couverture de ce livre, que je trouvais colorée, amusante, avec cet homme qui vit littéralement au milieu de ces livres. Le résumé m’a attiré ensuite : je m’attendais à un livre à la fois drôle et émouvant.
Peut-être avais-je des attentes trop hautes, peut-être ne suis-je pas le public visé – si tant est qu’un livre vise un public particulier. Ce ne sont pas les lectures abondantes d’Alex, le héros, qui m’ont dérangée, ce sont les notes abondantes, non seulement explicatives, mais surtout orientées. Est-il vraiment utile de préciser que Marceline Desbordes-Valmore est « peu instruite » ? p. 46. Il ne fait jamais que l’écho des jugements un brin rigides du narrateur.
Je n’ai éprouvé aucune empathie pour le personnage principal, et narrateur quasi à plein temps. Il est un lecteur passionné, il en a fait son métier et c’est quasiment tout. Il refuse toute forme d’engagements. Pas d’enfants, pas de maison. Il n’aime pas les animaux, aucun ne trouve grâce à ses yeux. Il est assez lucide sur ses patients, ce qui n’est tout de même pas suffisant pour que je le trouve sympathique. Il me paraît même avoir hérité des défauts de sa mère, qui ne jure que par les raretés littéraires et intellectuelles sous toutes ses formes, lui qui trouve l’Avare de Molière « faible par endroits », p. 169. Lui qui a des comptes à régler avec ses parents, peut-il vraiment être capable d’aider les autres ?
Oui et non. Une jeune homme handicapé depuis un accident, un homme au bord du burn out, un footballeur adulé qui ne sait plus quoi faire de sa « carrière ». Il a toujours le bon livre qui convient pour chaque cas. Encore fait-il que les personnes veuillent vraiment changer leur vie, progresser. Certains cas semblent sans issue – aucune thérapie ne peut fonctionner si le patient n’y met pas du sien, le thérapeute en est la preuve lisante.
Aux petits mots les grands remèdes est un livre qui plaira davantage à ceux qui lisent un peu moins que moi.

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11 réflexions sur “Aux petits mots les grands remèdes de Michaël Uras

  1. Ce que tu en dis ne me tente pas, surtout que j’aime Marceline môa !!! Entre autres côtés un peu fats (on dirait?) de ce bibliothérapeute… J’ai vu que Gwen l’avait chroniqué aujourd’hui, je vais aller lire son billet pour voir mais bof…j’ai mieux dans ma PAL il me semble ! 😀

  2. Pingback: Challenge Rentrée Littéraire 2016 - Les lectures par titre ⋆ Délivrer Des Livres

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