Le businesss de Mr Jelly d’Arthur Upfield

Mon résumé :

Georges Lofthus a disparu. Son ami, monsieur Jelly, veuf et père de deux adorables filles, s’inquiète beaucoup alors que Mme Lofthus, la propre femme du disparu, ne semble pas si inquiète. Heureusement, Bony, en vacances non loin de là, prend les choses en main.

abc_policierMon avis :

Je le dis d’entrée de jeu, ce roman n’est pas mon préféré de la série. En cause ? Bony se montre beaucoup trop sûr de lui, jusqu’à la prétention, et c’est quasiment la seule facette de sa personnalité qu’il montrera de lui dans l’enquête, mis à part ses dons de traqueurs. Maintenant que vous avez eu cette petite précision, venons-en au coeur de l’enquête.

Déjà, nous savons que Bony est en vacances, seul, Marie Bonaparte, sa femme est restée à la maison, et ses trois fils vaquent à leurs occupations (étude ou travail selon leur âge). Apprenant la disparition inexpliquée d’un fermier (sa voiture a été retrouvée), il va aider la police locale, tout en dissimulant qu’il est un policier : les gens se confient davantage à un ouvrier de passage (il se fait engager parmi les « lapins », c’est à dire ce qui travaillent à la clôture de protection contre les lapins) qu’à un policier.

Sa méthode fonctionne-t-elle ? Bien sûr ! Il n’y a pas que cela, puisqu’un autre mystère hante la communauté : le business de Mr Jelly. Il disparaît trois à quatre fois par an, pour une durée indéterminée. Ce veuf (sa femme a été assassinée, son meurtrier condamné) ferait-il la fête, aurait-il une maîtresse cachée ? Difficile à dire puisqu’il revient de ses escapades plus riche qu’il n’était parti. Si Bony se mêle de cet histoire, c’est à la fois pour aider Eric, l’amoureux transi de Lucy, la fille aînée (pendant que Bony parle « meurtre » avec Jelly, lui peut rester seul avec Lucy) mais aussi Lucy, qui s’inquiète des absences de son père et de ses humeurs moroses à son retour. Je reconnais qu’il m’a fallu les deux tiers du roman pour comprendre en quoi consistait son secret, néanmoins, je l’ai trouvé, ce qui n’est pas si mal. Pour ceux qui n’y seraient pas parvenus, l’épilogue est particulièrement bien conçue – et nous questionne aussi, nous, lecteurs de 2016.

La petite communauté était-elle paisible avant l’arrivée de Bony ? Pas vraiment. Le chômage (déjà) était fréquent, le racisme logique ou presque – il ne dérange personne, et certains de s’indigner que Bony, un métisse, ait pu trouver du travail alors que tant de blancs sont au chômage. Les personnalités flamboyantes ne manquent pas, non plus que les couples atypiques et attachants. La farce y côtoie la tragédie.

Le business de Mr Jelly est une triple enquête réussie pour Bony, celui qui n’échoue jamais.

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